STRANGER THINGS, SAISON 1

483244.jpg

Crée par Matt et Ross Duffer (Hidden), Stranger Things est une série en forme d’hommage aux productions Amblin de notre enfance (E.T. The Extra-Terrestrial, The Goonies, Gremlins, Innerspace), ainsi qu’à des auteurs comme Stephen King ou encore le réalisateur John Carpenter. Et n’oublions pas la télévision vintage de la même époque, Stranger Things étant quand même une série et non pas un film allongé.

Se passant dans une petite ville de l’Indiana des années 80, cette histoire en huit épisodes raconte les tribulations d’une bande de gamins confrontés à la disparition mystérieuse de leur copain Will, ainsi qu’à l’apparition tout aussi étrange de Eleven (fabuleuse Millie Bobby Brown), une fille aux pouvoirs télékinétiques. Ensemble, la bande va tenter de retrouver le garçon, jonglant entre les petites brutes de leur école et le crapahutage dans les bois, découvrant rapidement des choses de plus en plus incroyables.

La série étant quand même encrée dans une certaine forme de réalisme, il y a également des adultes sur qui compter pour éviter de faire sombre Stranger Things dans une redite des Goonies en mode paranormal. D’abord, il y a les agents gouvernementaux (menés par un Matthew Modine méconnaissable) qui traquent la jeune Eleven pour la ramener avec eux. Ensuite, il y a le shérif de la police locale, Jim Hopper (David Harbour, enfin dans un rôle à sa mesure) qui, après avoir été rationnel et compris que la situation était un peu plus compliquée que ce qu’il croyait au départ, commence à mener sa propre enquête, prenant graduellement tous les risques pour découvrir la vérité.

Mais l’actrice principale de Stranger Things (mise à part la révélation de la jeune Millie Bobby Brown), celle qui vole le show dans chaque scène où elle apparaît (tout comme Millie d’ailleurs), c’est quand même Winona Rider, revenue des limbes d’Hollywood pour délivrer la plus incroyable performance de sa carrière. Incarnant Joyce Byers, la mère de Will et de son grand-frère Jonathan (Charlie Heaton), Ryder semble totalement survoltée dans son rôle de mère-courage qui refuse d’accepter la soit-disant mort de son fils (ce dernier semblant communiquer avec elle depuis l’endroit où il semble prisonnier). On avait quelque peu perdu de vue cette attachante actrice depuis ses derniers hauts-faits, Girl, Interrupted en 1999 ou encore A Scanner Darkly en 2006. Bien sûr, elle continuait de tourner dans des productions flirtant entre le cinéma indépendant et le direct to dvd (The Last Word en 2008) mais, honnêtement, quand on l’a revu en mère de Spock dans le Star Trek de 2009, on se demandait bien d’où elle sortait! Et puis tout s’est enchaîné. En 2010, elle faisait une apparition remarquée dans Black Swan, puis retrouvait Tim Burton deux ans plus tard pour Frankenweenie, avant de rivaliser avec James Franco dans The Letter, prouvant qu’il fallait toujours compter sur elle. Depuis, il y a eu The Iceman, Homefront et Experimenter, des films certes discrets niveau box office, mais dont le point commun est d’êtres tous excellents. Mais rien ne nous préparait à son rôle dans Stranger Things, ce qui est encore plus cool, Winona Ryder étant de retour en fanfare!

Impossible de ne pas mentionner les trois garçons qui incarnent les copains d’école de Will et prêts à tout pour retrouver leur ami. Gatten Matarazzo, Caleb McLaughlin et Finn Wolfhard représentent vraiment les gamins américains des années 80 tels qu’on se les représentaient, toujours en BMX et écoutant la musique de leurs grands frères (The Clash en l’occurrence).

Élément essentiel de Stranger Things, son soundtrack (composé par Kyle Dixon et Michael Stein), totalement influencé par les années 80 avec ses nappes de synthétiseurs rappelant les films de John Carpenter ou encore les adaptations live des bouquins de Stephen King. Niveau musique de l’époque, on a droit au meilleur de cette époque, de The Cure à Echo & The Bunnymen en passant par du rock FM américain bien nase, parce que l’époque appartenant aux anglais.

Stranger Things pourra paraître quelque peu désuet et daté à certain(e)s, mais la série l’est tout autant que Fargo, ce qui ne l’a pas empêché d’être l’une de meilleurs choses qui soit arrivée sur le petit écran depuis longtemps. D’abord quelque peu surpris par la bande-annonce de Stranger Things, j’ai abordé la série avec une certaine méfiance et un mépris involontaire, genre, vous essayez de m’attendrir en me rappelant mes jeunes années (j’avais pratiquement l’âge des héros de l’histoire en 1983) mais ça va pas marcher! Mais non, je me suis fait prendre par l’histoire car elle est juste parfaitement écrite, dirigée et interprétée. Ne me reste plus qu’à la revoir une seconde fois en compagnie de ma copine et étant plus attentif, ma première vision ayant été légèrement distraite avant d’accrocher à mi-chemin. Une excellente surprise qui, je l’espère, aura une suite.

https://www.netflix.com/ch-fr/title/80057281

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s