AMERICAN HORROR STORY, SAISON 2

Avec Asylum, American Horror Story assied sa singularité, son concept étant de redistribuer des rôles totalement différents à une partie des acteurs et actrices de la première saison, le tout dans une nouvelle histoire n’ayant absolument plus rien à voir.

Se passant en 1964 dans l’asile psychiatrique de Briarcliff, cette saison 2 nous permet de retrouver Jessica Lange dans le rôle principal, incarnant une none autoritaire et sadique. Dirigeant l’établissement d’une main de fer, Sœur Jude est assistée par la jeune et naïve Sœur Mary-Eunyce (Lily Rabe) et le très inquiétant docteur Arden (James Cromwell), l’établissement étant sous les ordres du peu recommandable Monseigneur Howards (Joseph Fiennes), tandis qu’au dehors, un meurtrier sanguinaire sème la terreur dans la région.

Séparé de sa femme dans des circonstances mystérieuses et accusé d’être le criminel, le jeune Kit Walker (Evan Peters) est enfermé à Briarcliff, sous la supervisation du docteur Thredson (Zachary Quinto), un psychiatre aux méthodes peu orthodoxes qui va participer, à sa façon, au martyr du jeune homme.

S’élevant d’un bon cran dans la représentation de l’horreur, cette seconde saison réussit à terroriser sans vraiment utiliser le ressors du paranormal, préférant s’en remettre au facteur humain. En démontrant par la pratique les dérives de la religion, de la médecine et de l’autorité sur les pauvres pensionnaires de Briarcliff, Asylum atteint des sommets dans la barbarie institutionnalisée.

Une mention spéciale se doit d’être faite pour la performance de Jessica Lange, cette dernière réussissant presque à être aussi irritante que  »Dominique », la chanson de Sœur Sourire qui aura testé nos nerfs à chaque épisode.

On notera également l’arrivée dans la série de Sarah Paulson, une journaliste homosexuelle et téméraire enfermée volontairement à Briarcliff, ainsi que Chloë Sevigny dans le rôle de Shelley, une nymphomane internée par son mari. Et je m’en voudrais de ne pas citer Frances Conroy qui revient pour jouer l’ange de la mort, rien que ça!

Reculant les limites de la cruauté et de la souffrance, tout en nous faisant plonger dans des abîmes de désespoir, cette saison 2 aura été pour pas mal de spectateurs un véritable électrochoc, ainsi qu’un stop final d’un point de vue émotionnel.

Conscients que la surenchère n’était pas forcément une option viable pour une série comme American Horror Story, les responsables du show mettront un peu d’eau dans leur vin (mais alors juste un peu) pour le troisième segment: Coven.

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