BORDERLANDS 2 SUR PS3

Et c’est repartit pour un tour! Je sais que j’avais dit vouloir attendre un peu avant de retrouver les immensités de la planète Pandora pour la suite de Borderlands (d’autant que d’autres jeux m’attendaient, Resident Evil 5 et 6, Dead Island et sa suite Riptide), mais le temps de réaliser mon geste, j’en étais déjà à plusieurs heures de jeux!

Sortit en 2012, soit trois ans après son démarrage initial, Borderlands 2 est toujours édité par 2K Games et développé par Gearbox Software car on ne change pas une équipe qui gagne (ce que prouveront les treize millions d’unités vendues). Et le moins que l’on puisse dire, c’est que de nombreux défauts ont été corrigés (même si remplacés par d’autres), à commencer par les tonnes de glitches (et quelques bugs) qui pourrissaient certaines missions et quelques boss. Vu l’immensité du jeu, ce genre de problème, bien qu’un peu dommage, ne réussissait pas à gâcher l’immersion de l’ensemble, Borderlands demeurant un incroyable défouloir pour le gammer en manque de sensations fortes (et pour moi un terrain de triche sans équivalent!).

Du coup, les glitches supprimés (en tout cas après quinze heures de jeu), il fallait bien que quelque chose cloche dans cette suite, plus grande, plus belle et plus fun. le problème dans Borderlands 2 est d’ordre tactile. En effet, si les items viennent à vous simplement en passant dessus après avoir éliminé un ennemi, certains devront être pris manuellement. Mais il y a pire, les fameuses bouses de créatures contenant également des items, certaines s’avèrent un véritable test des nerfs à débloquer, et il en va de même avec certaines portes de transition entre les nombreuses zones du jeu. Mais si on enlève ces quelques désagréments à répétition, que ce jeu est beau! Ah… j’oubliais, l’interface du menu est toujours aussi illisible, les développeurs ayant opté cette fois pour des tableaux en 3/4 du plus bel effet. Heureusement que je ne joue jamais en multijoueurs et en écran splitté, j’aurai pu me tirer une balle!

Se passant cinq ans après la première aventure, Borderlands 2 nous révèle l’existence d’une seconde arche (The Vault), bien plus grande que la première car se répandant sous toute la surface de Pandora. Exit, Roland, Mortdecai, Lilit et Brick (enfin, pas complètement mais chut!) les quatre mercenaires du premier jeu ayant continué leur chemin chacun de leur côté après le combat final contre la monstrueuse créature qui habitait les entrailles de la planète. Conséquence de ce conflit, tout Pandora s’est retrouvé baigné par une pluie de minerai (Eridium), ce dernier étant devenu du jour au lendemain la richesse naturelle la plus recherchée de la planète. Un tel filon provoquant l’arrivée de charognards, c’est Hyperion Corporation (pilotée par Handsome Jack) qui fera office de bad guy pour cet opus, donnant une dimension nouvelle à la saga Borderlands, ses divers habitants et autres créatures n’étant plus la menace principale pour le(a) joueur(se).

On découvre donc de nouveaux pillards (Axton, Maya, Salvador et ZerO), chacun possédant des propriétés proches de celles de leurs prédécesseurs. Niveau personnages secondaires, on retrouve bien évidemment la majorité de la clique du premier jeu, dont les fameux robots Claptraps, le mécanicien Zed, le marchand d’armes (et sans scrupule) Marcus, Helena Pierce (administratrice de New Haven) ou encore l’archéologiste Patricia Tannis.

Niveau nouveaux personnages, si tous les ennemis humanoïdes demeurent masculins, on peut signaler l’arrivée de personnages féminins dignes de ce nom et faisant tout sauf de la figuration. Elles répondent aux noms de Moxxi (une mystérieuse tenancière de bar avec un agenda secret), ma préférée, Ellie, (une mecano XXL et la sœur de Zed), Tiny Tina (une gamine barge et des plus dangereuses), et la nouvelle version de Angel, l’intelligence artificielle relookée qui vous suit durant tout le jeu.

Pour ce qui est de l’histoire (mis-à-part quelques intrigues liées à la ville de Sanctuary), pas grand chose à en dire après mon petit résumé, c’est toujours les sempiternelles mêmes missions à la con, mais avec plus d’ampleur, plus d’ennemis et des territoires bien plus grands. L’intelligence artificielle des ennemis (ainsi que leur rapidité et esquives) a également pris l’ascenseur (ce qui n’était pas un luxe), certains finissant même par se battre en eux ou intervenant quand vous avez déjà bien à faire avec d’autres.

Cette dernière innovation est d’ailleurs assez bluffante, mais un exemple vaut mieux qu’un long discours. Imaginez, vous êtes en train de vider vos munitions sur une bande de bandits et, sans prévenir, des arachnoïdes vous attaquent sauvagement. Plus loin, ce seront des dragons ou encore des sortes de yetis ou même des engins volants. Dans le genre harcèlement, Borderlands 2 atteint des niveaux inédits. On ne s’en plaindra pas, la trame générale étant quand même fort similaire à celle du premier jeu, l’environnement neigeux de certaines zones semblant parfois le seul véritable changement significatif de l’ensemble.

Demeurant un mix de FPS et de RPG, Borderlands 2 s’avère l’un des meilleurs jeux du genre en monde ouvert, sa liberté d’action permettant de revenir à certaines missions (ou quêtes) quand on a le niveau nécessaire ou l’arsenal de circonstance. Au final, c’est surtout un bien meilleur jeux (malgré quelques finissions à la pisse) avec une bien meilleure histoire et des personnages nettement plus complexes (même si ce n’est pas encore ça). Ne reste plus au développeur (et Anthony Burch en particulier) qu’à éclaircir un jour le mystère de la disparition de la population féminine sur Pandora.

En attendant un éventuel (bien que non prévu pour le moment) troisième volet (on l’espère toujours en cel-shading, aucun jeu n’ayant jamais aussi bien sublimé ce style  »cartoon »), les retro-gammers pourront toujours ronger leur frein avec Bordelerlands: The Pre-Sequel, qui, comme son nom l’indique, était un prélude à Borderlands 2 (racontant la montée au pouvoir de Handsome Jack). Sortit en 2014, ce jeu se passe sur la lune de Pandora et sera l’occasion d’une future chronique, le temps que je commande l’intégrale, sobrement intitulée Borderlands: The Handsome Collection (comprenant les trois jeux avec tous les contenus téléchargeables) et que je m’y mette.

 

http://www.gearboxsoftware.com/game/borderlands-2/

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s