PENNY DREADFUL, SAISON 3

A l’heure où j’écris ces lignes, Penny Dreadful s’est terminé depuis déjà quelques semaines, clôturant avec un certain panache trois saisons d’aventures victoriennes, ces dernières demeurant à tout jamais comme une référence incontournable de la culture gothique.

Dans la saison précédente, nous avions abandonné Ethan Chandler (Josh Hartnett dans le rôle de sa vie) de retour aux Etats-Unis pour être confronté à son terrible géniteur. Il est suivit de près par Sir Malcolm Murray (Timothy Dalton, totalement impérial et d’une classe insensée) et un nouvel et mystérieux acolyte nommé Kaetenay (le toujours impeccable Wes Studi).

Quand à Vanessa Ives (Eva Green en état de grâce absolue), toujours rongée par le mal et poursuivie par un démon (dont on taira le nom), elle se retrouve bien seule pour faire face à la menace qui se tapit dans l’ombre. Heureusement, elle peut compter sur l’amitié de la créature, ainsi que sur l’aide du docteur Seward (Patti LuPone, que l’on retrouve avec joie dans un nouveau rôle), une psychiatre qui ressemble étonnamment à sa mentor d’autrefois.

Pour ce qui est des autres personnages, on se ravira de retrouver Lily (Billie Piper qui signe ici la grande performance d’actrice de cette saison) et Dorian Gray (Reeve Carney, probablement le meilleur acteur à avoir joué ce rôle ambigu), leur nouvelle dynamique de couple maudit fonctionnant à plein régime avant de connaître son premier couac.

En ce qui concerne Victor Frankenstein (Harry Treadaway, plus à fleur de peau que jamais) et sa créature (merveilleux Rory Kinnear dont la performance restera dans les mémoires), leur rivalité des précédentes saisons fait place à des préoccupations bien plus personnelles, le premier devant résoudre un choix moral et dealer avec le retour de son ancien collègue (le docteur Henry Jekyll, joué par Shazad Latif), tandis que le second se confronte à son fils et sa femme d’avant.

Par respect pour une série qui n’aura jamais déçu (malgré une fin quelque peu prématurée sur laquelle on ne reviendra pas, rien ne pouvant la faire revenir désormais), je m’arrêterai ici concernant le résumé de l’histoire, me bornant à résumer mon sentiment général par ce simples mots: cela ne pouvait pas se terminer autrement.

Les véritables fans de la série le savent, Penny Dreadful était une histoire au combien sombre et baignant dans un romantisme morbide d’une profondeur inouïe. C’est pourquoi on ne parlera pas de happy-end et encore moins de climax, le destin final de nos aventuriers victoriens étant bien trop singulier pour se résumer à ce genre de trivialités.

Ce qu’il faut savoir, c’est que chaque personnage voit ici une forme de résolution à son histoire et que tout se termine avec une logique et une rigueur dont bon nombres de séries devraient s’inspirer, au lieu de se perdre dans le cahier des charges de sa production en aseptisant tout.

Quand aux spectateurs qui trouveraient des choses à redire à Penny Dreadfull, qu’ils se posent cette question: Quand est-ce qu’une série horrifique a-t-elle atteint de tels sommets du genre et réuni un casting d’un niveau général aussi exceptionnel? Voilà, ça ne se bouscule pas au portillon.

Penny Dreadful est désormais une série éternelle. Les futures rediffusions et revisionnages se chargeront de régulariser cet indiscutable état de fait. Quel run infernal ce fut!

http://www.sho.com/penny-dreadful

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