HAELOS, LIVE AU LAB, MONTREUX

En activités depuis deux petites années, le trio londonien s’est fait remarquer dès 2015 avec leur EP  »Earth Not Above », enchaînant en 2016 avec un premier album studio nommé  »Full Circle » et dont le seul défaut serait d’être peut-être trop produit et pas assez viscéral.

Les ayant découvert il y a quelques jours à peine, j’ai bien évidemment fait la seule chose raisonnable quand on veut comprendre immédiatement de quoi retourne un groupe ou un artiste, aller mater ses clips vidéo sur internet! Et ça n’a pas été le coup de foudre. Autant au niveau de l’image que du son, j’ai eu l’impression de me retrouver face à un truc quelque peu prétentieux, uniformisé et arty, ce qui m’a légèrement refroidit, mais pas au point de rater leur performance live.

Imaginez ma surprise une fois à leur concert au Montreux Jazz festival quand je me suis retrouvé pris dans leur trip-hop épique et totalement planant, le groupe distillant des compositions euphorisantes et totalement addictives par leurs refrains répétés tels des mantras hypnotiques, loin, très loin de ce que j’avais écouté préalablement.

Composé de Arthur Delaney (chant et programmation), Dom Goldsmith (synthés) et de la chanteuse principale Lotti Bernardout, Haelos (accompagné d’un batteur) arrive sur scène pendant  »Intro/Spectrum » et sa fameuse voix off, démarrant son set sur le single  »Pray », la rythmique du titre rappelant un peu le  »Unfinished Sympathy » de Massive Attack. Je suis déjà en plein trip quand le single  » Separate Lives » résonne dans le Lab.

J’aime beaucoup l’énergie qui émane de ce groupe, principalement les deux voix mêlées de Lotti et Arthur. Sur  »Earth Not Above », ils réussissent vraiment à nous prendre dans leur truc. Quand aux interventions de Dom Goldsmith, elles se placent élégamment dans l’ensemble, le musicien sachant ménager ses effets et créer des ambiances pour le moins irréelles et typiquement british. Bien sûr, pour un vieux blasé comme moi, leur son n’a rien d’original, mais c’est véritablement la somme de ces trois individus qui fait toute la magie de Haelos, surtout sur scène.

 »Pale » dernier morceau de leur premier album vient s’intercaler entre une reprise de The Beloved et le titre  »Cloud Nine », le public étant depuis longtemps complètement acquit à la cause du groupe, véritablement solaire sur la scène du Lab. Un autre single,  »Dust » vient faire monter la pression d’un cran supérieur, son final me prenant aux tripes de manière viscérale. Wow, quel groupe! Tellement plus impressionnant que sur album.

le concert se termine sur une magnifique et divine version de  »Oracle », Haelos nous quittant comme il nous est apparu, en digne représentant d’une synth pop atmosphérique britannique qui, trois décennies après ses premiers balbutiements, ne cesse d’évoluer et de fasciner.

J’ai toujours quelques réserves concernant leurs enregistrements studio, les réécoutant en même temps que je rédige cette chronique, mais bon, on parle d’un groupe formé en 2014 et qui est déjà précieux en live. Alors, pour le grand disque, on peut encore attendre le prochain ou le suivant, non?

http://haelos.com/

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