BORDERLANDS SUR PS3

Sortit fin 2009, ce jeu mélangeant RPG et FPS n’a pas mit longtemps pour devenir un classique du genre, les cosplayers du monde entier arborant les looks haut en couleurs (et en cel-shading) de ses nombreux protagonistes.

Développé par Gearbox Software (Half-Life, Brothers in Arms), Borderlands est donc un jeux d’aventure qui emprunte autant au post-apocalypse (Mad Max en tête) qu’au western, l’action (à défaut d’intrigue) se passant sur la planète Pandora, un monde quelque peu aride et infesté de créatures qui n’ont rien à envier à celle de Starship Troopers et de Avatar (le film). On y retrouve quand même passablement de bestioles qui sont des variantes des nôtres, genre des hyènes bien hostiles et toutes sortes de variantes d’insectes monstrueux.

Pandora ayant été colonisé par l’humanité, façon western, on y retrouve bon nombre de petites villes, places fortifiées, bidonvilles et, bien sûr, de véritables décharges publiques à perte de vue. Si vous aimez marcher, courir, sauter, enjamber et rouler dans la merde, Bordelands est définitivement le jeu qu’il vous faut!

Niveaux personnages, on peut en incarner quatre, tous des mercenaires de la pire espèce et possédant des capacités qui leur sont propres. Il y a d’abord Lilith, la  »Sirène » (qui peut se rendre invisible en passant en hyperphase), Mordecaï, le  »Chasseur » (qui possède un faucon bien pratique pour attaquer à distance), Roland, le  »Soldat (qui peut matérialiser une tourelle d’attaque) et enfin Brick, le  »Furieux » (qui se transforme en berserker bien brutal).

Chaque personnage aura à sa disposition un arsenal inépuisable durant le jeu, les zones immenses à explorer étant infestées de coffres en tout genres contenant des armes et des munitions, ainsi que de l’argent pour en acheter. Même les bouses de certaines créatures (skags) se révèlent pleines de surprises! Le seul inconvénient de cette pléthore de matériel est hélas la faible capacité de stockage de chaque personnage, même en optimisant ce dernier en cours de partie. Il faudra faire bien des allers-retours en cours de partie pour récupérer le matos minimum et parfois même jeter son arsenal customisé à grands frais pour en récupérer du bas de gamme mais chargé.

Niveau scénario, c’est un peu le vide sidéral, si ce n’est pour cette histoire d’Arche de Pandore qui serait enfouie sur la planète et dont chaque mission vous en rapprochera un peu plus, votre personnage devant gagner la sympathie et la confiance des locaux pour espérer y accéder à la fin. mis à part cette quête principale, le jeu se contentera de vous faire rencontrer quelques individus qui vous confieront des tâches bien particulières, certains vous manipulant jusqu’à-ce qu’on vous donne la permission de les éliminer à leur tour. Niveau interaction, on repassera.

Succession de missions multiples et à la difficulté progressive, le tout sans cinématique, Borderlands s’apparente plus à une collection de petits jeux dans le jeu qu’à une véritable histoire scénarisée, comme ce sera le cas deux ans plus tard avec Rage, un jeu de id Software reprenant beaucoup à Borderlands, les courses de voiture en plus.

Plus bourrin que Rage, le jeu de Gearbox Software réussit pourtant à rendre accro, de par la vastitude de ses zones à explorer (enfonçant Rage à vue d’œil) et de par ses ennemis, humains principalement. Surtout, comme certains de ces énergumènes ont muté de manière dégénérée (stéroïdes et cybernétique), on développera des techniques pour les éliminer de plus en plus efficacement, nombre d’entre-eux se révélant des sacrés durs à cuire même sur la fin.

Pour ce qui est des créatures, on retrouvera plusieurs variétés de blattes géantes, dragons et arachno-crabes bien balèzes, le souci n’étant pas tant de les éliminer que d’avoir suffisamment de munitions pour le faire.

Visuellement, on en finit presque par oublier que le jeu est en cel-shading, sa beauté visuelle et sa jouabilité excellente étant bien supérieure à, au hasard, Escape Dead Island, le cel-shading ne servant qu’à cacher la pauvreté de l’ensemble. Le seul véritable défaut de Borderlands, car il y en a un et de taille, ce sont ses innombrables glitches qui viennent le parasiter ici et là, permettant de tricher en tirant à travers des obstacles ou buter un boss qui se retrouve bloqué dans le décor. Pour un truand comme moi, ces aides involontaires sont inespérées, même je n’en suis pas fier, au moins j’avance au lieu de rester bloqué et de m’énerver tout seul.

En conclusion, un chouette jeu malgré tout, bourrin et tactique à la fois (avec quelques boss magnifiques et inatendus), que je me réjouis de terminer ces prochains jours afin de pouvoir me lancer (mais pas tout de suite) dans sa suite, réputée bien supérieure à tous les niveaux.

http://borderlandsthegame.com/index.php/agegate?ref=%2F%2F

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