THE DRUNKEN ORCHESTRA ET LA GALE, LIVE A LA FÊTE DE LA MUSIQUE, LAUSANNE

Pour la suite des réjouissances, c’est avec un certain soulagement que l’on quitte le centre-ville et son ambiance de carnaval (saloperies de fanfares et autre dj sets moisis) pour partir en direction du Vallon, plus précisément la terrasse du café La Bossette ou la Gale nous attend en compagnie de son éphémère Drunken Orchestra.

Initié en avril suite à une carte blanche accordée à l’artiste par le théâtre du 2.21, The Drunken Orchestra est un projet de mise en contexte musicale dont l’idée est de provoquer émotionnellement le public, certain(e)s des intervenant(e)s faisant partie de ce même public. On retrouvera ici cette tradition de pubs irlandais où la clientèle, bière et cigarette à la main, se met soudain à chanter à l’unisson avec le band de la soirée.

Intitulé Drunken Orchestra, l’ultime supplémentaire, de la Gale et associés pour une raison simple, le groupe ayant joué trois fois auparavant (une générale gratuite et deux concerts sold-out au 2.21, transformé en vieille taverne pour l’occasion et rebaptisée The Drunken Octopus). On n’aura pas d’histoires marins entre les chansons (quoi que je ne soie pas resté après le concert donc…), mais un bon paquet de chansons festives, parfois colériques et souvent pleines d’ivresse, de la bonne musique populaire et prolétaire comme le dit si bien le texte d’origine présentant le projet.

Au programme, et dans le désordre, parce que l’alcool nous a déjà rattrapé, des reprises des Dropkicks Murphy’s ( »Rose Tatoo » et  »End of the Night »), des Pogues ( »Dirty Old Town »), des Dreadgnoughts ( »Randy Dandy-Oh » et  »Old Maui » en acapella), Firewater ( »Snake-Eyes and Boxcars ») ou encore Chumbawamba ( »Diggers Song »), sans oublier le fameux  »Which Side Are You On? » de Florence Reece et repris par tant d’interprètes depuis, de Pete Seeger à Natalie Merchant en passant par Ani DiFranco et The Nightwatchman.

Nous avons donc assisté, bière à la main, à cet ultime concert du Drunken Orchestra tandis que le jour commençait à se coucher, un concert à l’arrache au milieu de la rue, entre la café de la Bossette (avec ses gens aux fenêtres) et le parc, éclairé pour l’occasion, lui donnant des faux airs d’annexe du bientôt défunt For Noise festival.

Et tandis que le groupe alignait ses magnifiques interprétations bruts de décoffrage et remplies d’émotions à fleur de peau, de mon côté,  voyant passablement de visages connus, de connaissances et même d’ami(e)s reprendre en chœur ces chansons intemporelles, je me disais que j’avais drôlement mal choisi mon année pour arrêter de fumer! Mais bon, c’est un peu le genre de réflexion que peut susciter des ballades folk chantées par des alternatifs pur et dur.

Le concert se terminant vers 22.30, je partais comme un voleur sans dire au revoir, traversant le parc en repassant devant un banc où dort toujours un sans domicile fixe, recouvert d’une couverture et semblant totalement hermétique à ce qui s’était passé à quelques mètres de lui. Me disant que ma vie n’était pas si mal en le dépassant, j’aurai mieux fait de lui laisser une pièce à la place. La prochaine fois, s’il y en a une.

Allez, direction la place Centrale pour le dernier concert de la soirée.

http://lagale.bandcamp.com/

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