WALLMAN DE BOICHI

Découverte due totalement au hasard , les trois volumes de Wallman s’avèrent aussi rafraîchissants qu’inattendus, n’ayant jamais entendu parler de leur auteur, le sud-coréen Boichi, ainsi que de ses précédentes œuvres (dont Sanctum et le pourtant ultra-connu Sun-Ken Rock).

Wallman raconte le retour douloureux aux affaires du plus grand tueur à gages (Jirô Sarashima) à avoir jamais travaillé pour le Japon. De retour d’un long exil, il se retrouve à vivre en colocation avec l’un de ses anciens partenaires (Kubota), se laissant aller au jour le jour comme le dernier des otakus. Jusqu’à-ce que le duo, à la fin de ses ressources financières, se voie obligé d’accepter une nouvelle colocatrice, la jeune et troublante Nami, qui va se révéler être également une tueuse, désirant venger la mort de son père. Se révélant à leur tour par la force des choses (l’invasion de leur appartement par des tueurs aux trousses de Nami), les deux quadras vont reprendre du service bon gré mal gré.

Splendidement illustré et dialogué, Wallman ne pêche au final que par un seul défaut, hélas partie intégrante de son contenu, à savoir la sexualisation à outrance du personnage de Nami, repoussant toutes les limites du fan service (dépassant Gantz pour citer un exemple proche). A la décharge de Boichi, il faut reconnaître que la personnalité de la jeune fille est très bien développée et que son personnage est loin d’être un accessoire secondaire de la série. De là à en faire une nymphomane doublée d’une ingénue s’amusant à chauffer des hommes qui ont presque trois fois son âge, il y a une limite que l’auteur franchit allègrement.

Avec le volume 2, on se rend compte que l’auteur, bien conscient des libertés prises avec son unique personnage féminin, tente de s’amender en la mettant au centre de l’histoire, les deux  »vieux » sortis de leur retraite lui donnant une véritable formation de tueuse en vue d’un contrat à venir. Objectif de leur nouvelle mission: éliminer un groupe mafieux détournant une partie des fonds destinés à la reconstruction de Fukushima pour trafiquer de la drogue.

A noter que pour se déplacer, nos tueurs utilisent un système de câble révolutionnaire qui leur donne presque l’impression de voler, faisant fortement penser à la manœuvre tridimensionnelle de L’Attaque des Titans.

On comprend assez vite (Kubota le premier) que la jeune femme en pince pour Jirô, ce dernier ayant quelque peu rajeuni avec son nouveau look, sa perte de poids et sa prise de muscles. Boichi s’amuse d’ailleurs beaucoup à souligner le trou générationnel entre Nami et ce dernier.

Mais le véritable climax de cet épisode, c’est le piège dans lequel notre trio tombe, se faisant pratiquement éliminer en un instant par une équipe aux ordre de l’ancien maître de Jirô, ce dernier (et ses amis) ne devant sa survie qu’à leur ancien code d’honneur, les trois nouveaux tueurs étant en fait des prétendants au titre de  »Master Kû ».

Nami étant devenue un véritable personnage principal à part entière, son statut de femme-objet est déplacé sur Abigaïl, une tueuse psychopathe faisant partie du trio désirant ravir le titre de Jirô. Pas certain que Boichi connaisse grand chose au féminisme, mais tout cela ne réussit malgré tout pas à nuire à la cohérence de l’ensemble. Il faut dire qu’après des mangas comme Crying Freeman, Sanctuary, Gantz, Enfer et Paradis ou encore Battle Royale, on commence un peu à être blasé avec le cul.

Ce dénouement est un véritable festival autour du personnage de Jirô, notre héros affrontant un à un les trois prétendants dans une ville thermale abandonnée, ce qui donnera lieu à un sacré jeu de massacre, même si le premier adversaire ne durera pas très longtemps.

Petite surprise, l’arrivée d’un quatrième prétendant, incarné par une femme aussi farfelue que dangereuse (maniant les grenades en se déplaçant telle une araignée) et répondant au patronyme de Artemide Efeso. Le combat se transformera en séance de bondage, Boichi ne perdant pas le nord avec son troisième personnage féminin.

Alors qu’il ne semble rester que deux adversaires, Abagaïl et Beauty Jericho, plus psychos l’un que l’autre, un cinquième tueur fait son apparition sous la forme d’un sniper. Heureusement pour Jirô, ses deux compagnons (quelque peu relégués au second rang) sont également de la partie pour lui prêter main forte. Et tandis que Kabuya est confronté au sniper, Nami à finalement droit à son moment, affrontant à mains nues Jericho dans un combat hyper-violent digne de Saint Seiya!

Je laisserai le dénouement à votre découverte (si ce n’est déjà fait), en terminant par mon avis général sur cette première partie (la série est en cours), la trouvant hautement addictive en fabuleusement orchestrée, autant par son graphisme exceptionnel, que par ses dialogues nerveux et ses personnages au combien attachants. Vivement la suite, donc.

http://anime.kaze.fr/index.php/categories-k2/item/470-wallman-le-nouveau-manga-daction-de-boichi#.V2bOmLiLTIU

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