ESCAPE DEAD ISLAND SUR PS3

Parmi les jeux plus ou moins récents que j’ai pu jouer ces derniers temps, Escape Dead Island représente certainement l’une des expériences de gaming les plus frustrantes de toute ma vie. Explication de ses nombreux problèmes ci-dessous.

Sortit fin 2014, Escape Dead Island est un survival (avec un peu d’infiltration) se passant après le premier Dead Island, plus précisément entre Dead Island Riptide (jeu 1.5) et le second Dead Island  (pas encore paru et prévu sur PS4 en 2016). Déjà, n’ayant jamais joué à ces jeux, je n’aurai logiquement pas dû commencer par celui-là, mais bon, passons.

Comme son nom l’indique, la franchise Dead Island se passe sur une île (Banoi) infestée de zombies, le but du jeu étant de survivre et de se tirer de là, si possible après avoir appris deux ou trois choses sur le pourquoi et le comment d’une telle épidémie.

Cette fois, on incarne le photographe Cliff Calo, sans doute le héros le moins charismatique et le plus cliché qui soit. Déjà, son look de merde en short rouge avec cette chemise blanche ridicule, mais en plus, le gars à une vraie tête de con! Avec son gel dans les cheveux, sa petite barbe d’une semaine, ainsi que son tatouage Strenght & Respect et son collier de touriste, Cliff peut définitivement postuler pour être chanteur de boyband ou capitaine du Real Madrid!

Mais ce n’est pas tout. Escape Dead Island se démarque également en affichant des textures en cel shading, un procédé atypique qui fait ressembler le jeu à un dessin animé (ou à un jeu Dreamcast, c’est selon). Dans un premier temps, c’est plutôt marrant, un peu pauvre mais joli. Hélas, cette technique est surtout là pour masquer la pauvreté sidérale du jeu dans son ensemble.

En effet, les développeurs de Deep Silver ont expédié cette commande avec une désinvolture qui frise le foutage de gueule, le jeu se bornant à des aller-retours incessants sur l’île face à des hordes aléatoires et répétitives de zombies, obligeant le ou la joueuse à économiser de manière ridicule ses réserves de munitions, ces dernières étant aussi rares que les bons moments dans la vie.

Si les séquences hallucinatoires du héros apportent un minimum d’originalité, niveau gameplay, c’est le néant total, l’interaction n’allant jamais très loin et des idées d’action étant remplacées par des cinématiques (avec le moteur du jeu) bien frustrantes. Qui plus est, on sent bien que les créatifs du jeu on recyclé des concepts ne leur appartenant pas, mélangeant des éléments de la pop culture sans discernement (un zombie avec des griffes ressemblant à un croisement entre Wolverine et Vega de Street Fighter ou encore des allusions à la série Lost). Et même si certains ennemis sont sympas (la plupart recyclés de la franchise), on sent quand même que personne dans l’équipe de développement n’a la moindre idée de ce qu’est un véritable jeu d’horreur.

Surtout, Escape Dead Island est un machin mal foutu et fort peu agréable à jouer. Il y a d’abord les aller-retours incessants après quelques heures de jeu, traversant toute la map en passant devant des bunkers, ces derniers pour la plupart inaccessibles, les développeurs n’ayant pas jugé bon de fournir des clés ou des pass pour chaque endroit. On croit rêver! Déjà que la manière de trouver ces items est parfois bien limite, mais en plus, on ne peut pas accéder à toutes ces foutues portes ou trappes!

Niveau infiltration, c’est également très limité, les zombies réagissant quoi que vous fassiez. Pour ce qui est des armes, vu que vous serez en permanence à sec, autant vous habituer à manier votre bonne vieille hache à incendie (vous pouvez même la customiser, pour l’effet que ça aura…) afin d’en finir un peu plus vite avec vos ennemis.

Niveau maîtrise des touches, je crois que, de toute ma vie de gamer, c’est bien la première fois que j’ai l’impression de faire n’importe quoi jusqu’à la fin du jeu. D’habitude, quand on commence un Resident Evil, un Silent Hill ou un Alone In The Dark, on cafouille un peu au début et après on finit par s’appliquer, parce qu’on a pas le choix!  Avec Escape Dead Island, on commence à faire de la merde et comme on arrive pas à s’améliorer, on continue à faire de la merde, jusqu’au dénouement (de merde, car oui, la fin est nulle). Le seul avantage de cette technique (à la différence des bons jeux, comme les licences Metal Gear ou Batman), c’est qu’on peut reprendre après des semaines d’arrêt et continuer comme si de rien n’était!

Plaisanterie mise à part, Escape Dead Island est une perte de temps totale qui ne mérite pas que l’on y consacre une demi-journée de sa vie. Le simple fait d’avoir investi près d’une heure à la rédaction de cette chronique s’est avéré autrement plus satisfaisant que le jeu lui-même. Vous voilà prévenus.

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