THE REVENANT DE ALEJANDRO INARRITU

Résultat de recherche d'images pour "THE REVENANT MOVIE POSTER"

 

Chef d’oeuvre et classique instantané pour les uns, imposture à oscars et film indigeste pour les autres, The Revenant est au final un peu des deux, ses qualités étant au même niveau que ses défauts, l’ensemble étant même très relatif et subjectif selon la sensibilité et la susceptibilité de chacun(e).

Racontant l’invraisemblable (et ce n’est rien de le dire) survivance d’un trappeur en quête de vengeance (laissé pour mort par les siens, son fils assassiné devant lui, le tout en plein hiver), le film de Alejandro Iñárritu (Birdman) souffre d’une incroyable prétention dans son propos et sa façon de sublimer, souvent artificiellement, les décors entourant le personnage interprété par Leonardo Dicaprio.

Ce dernier (tout comme Tom Hardy) n’est pas à mettre en cause, il campe son personnage avec beaucoup d’implication (comme toujours) et semble véritablement hanté par la soif de vengeance de ce dernier, étant pour beaucoup dans l’acceptation de la survivance du trappeur par le spectateur. Son économie de parole (étant pratiquement muet après l’attaque de l’ours) fait beaucoup pour son personnage, nous obligeant à penser à sa place et, forcément, à se ranger de son côté à chaque nouvelle épreuve se mettant sur son long chemin de retour.

Le problème de The revenant, c’est le côté déshumanisé de l’ensemble. Il n’y a pas d’amour dans ce film, en tout cas pas de la part de son réalisateur. Tout est filmé de manière à nous démontrer la virtuosité de l’ensemble, cela passe des caméra sur des grues à des plans séquences aussi longs qu’inutiles, venant simplement sublimer le vide et la beauté du paysage. Même le côté fantomatique du film (les flashbacks, les rêves, etc.) souffrent d’une certaine prétention dans leur exécution.

Alors oui, c’est souvent fascinant, mais cela n’arrive pas à faire oublier les très nombreux emprunts au cinéma de Terrence Malick, Werner Herzog et surtout Andreï Tarkovsky. Des plans entiers ayant été décalqués sur ce dernier, comme le prouve une vidéo des plus explicites sur Youtube. Et qu’on ne vienne pas parler d’hommage, car ces références n’ont jamais été citées par le réalisateur mexicain. En tout cas pas avant qu’on ne les lui fasse remarquer. Un oubli, très probablement.

La personnalité détestable, méprisante et dédaigneuse de Iñárritu et son staff aux oscars (voir leurs réactions pendant la victoire de Mad Max: Fury Road) auront terminé de faire pencher la balance en faveur du film de George Miller, véritable gagnant de la cérémonie car ayant mit tout son cœur dans son film, à la différence d’un autre.

Pour terminer sur une bonne note, qu’il me soit permit ici de louer la musique du film, composée par Ryuichi Sakamoto et Alva Noto. Crépusculaire à souhait, elle colle parfaitement aux images et réussit parfois mieux qu’elles à susciter quelques émotions durant le véritable chemin de croix du personnage principal.

 

 

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s