DOOMSDAY DE NEIL MARSHALL

Il m’aura donc fallu près d’une décennie pour enfin découvrir ce film de Neil Marshal (The Descent, Dog Soldiers). Pourtant, à l’époque où Mad Movies en avait parlé, j’étais totalement excité. Imaginez, un post-apo écossais à la Mad Max avec Rhona Mitra et Bob Hoskins. Et pourtant, je suis totalement passé à côté. Même quand le dvd est sortit, je ne l’ai pas acheté. Alors que je rêvais de voir ce film!

L’histoire est assez basique et se résume facilement. Un virus ultra-agressif décime la quasi-totalité de la population de l’Ecosse, le pays se voyant confiner derrière une mur gigantesque afin de protéger le reste du Royaume-Uni. Un quart de siècle plus tard, le virus refait surface à Londres, poussant le gouvernement à envoyer un commando derrière le mur à la recherche d’un éventuel vaccin. Mais les survivants se sont organisés en tribus barbares et ne comptent pas se laisser envahir de la sorte.

Dans le rôle principal de Eden Sinclair (survivante de la première contagion et protégée de Bill Nelson, joué par Bob Hoskins), on retrouve Rhona Mitra, une actrice au destin particulier. Les fans de jeux vidéos l’ont connue une décennie plus tôt en tant que version live de Lara Croft, l’héroïne de la franchise Tomb Raider. Fortement poumonée à l’époque, elle faillit l’incarner au cinéma, se faisant au final remplacer par Angelina Jolie dans deux très mauvais films. Un temps présentatrice télé, Rhona Mitra bifurqua néanmoins vers le cinéma, se retrouvant dans des films aussi différents que Beowulf, Hollow Man, Number 23 ou encore Underworld 3. On l’a également vu dans quelques séries télévisées dont Nip/Tuck et Boston Justice.

Mais revenons au film. A la tête d’un commando d’élite surarmé, Eden Sinclair pénètre dont en Ecosse. Le comité d’accueil, constitué de barbares sanguinaires, ayant tôt fait de massacrer la majorité de son équipe, Eden se retrouve aux mains de ses généraux, affrontant la sculpturale et dangereuse Viper (Lee-Anne Liebenberg), personnage central du marketing du film, ainsi que Sol (Craig Conway), un psychopathe qui sera l’instigateur d’une formidable et sanglante poursuite en voitures.

Mais le véritable ennemi (Markus Kane, joué par Malcolm McDowell) se cache un peu plus loin dans le film, plus précisément dans un château médiéval, entouré de sa cour et de son champion. Ce dernier combattant en duel Eden dans une scène d’anthologie digne de Game of Thrones.

Véritable synthèse de films tels que 28 Days Later, Mad Max 2 et Escape from New York, Doomsday se montre à la hauteur de ses illustres inspirations, s’en inspirant peut-être un peu trop, ce qui expliquerait son échec commercial et la mauvaise réputation qui semble le poursuivre encore aujourd’hui. Un désamour exagéré qui ne retire rien au plaisir que j’ai eu à le regarder après toutes ces années, regrettant même de ne pas l’avoir fait plus tôt. Ne me reste plus qu’à trouver ce fameux director’s cut.

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