BABYSHAMBLES  »SHOTTER’S NATION »

Et tout d’un coup, la merde des tabloïds disparut. Tout d’un coup, il n’était plus question de Pete le junkie, de Pete l’ex futur ex de Kate Moss, non, il était question de Pete le musicien, de Pete le rocker, de Pete notre frangin en ce premier octobre 2007, jour de sortie de  la bombe  »Shotter’s Nation ».
Et là, tous ces gens qu’on détestent, ces bâtards, hommes et femmes confondus, qui se permettaient de juger Pete en lisant les torchons gratuits dans le train chaque matin, tous ces gens fermèrent leurs clapets à merde et disparurent dans le silence, parce que le deuxième album des Babyshambles, venait de sortir et que les probabilités pour qu’ils l’achètent (ou le téléchargent illégalement comme les vautours qu’ils étaient) et l’écoutent étaient des plus qu’improbables, laissant enfin la voie libre aux fans et au rock.
On appréciera donc à sa juste valeur de retrouver ce petit groupe sublime et humble que sont les Babyshambles, et ce sans s’encombrer de savoir s’ils vont vendre beaucoup de disques, la France et l’Angleterre se chargeant de transformer cet heureux retour en un joli succès d’estime, de quoi laisser au groupe les coudées franches pour avancer sereinement dans la promo de son second bébé.
Ces derniers jours, le groupe s’est produit ici et là à la télévision, déposant son premier single, l’éblouissant et déjà classique « Delivery » aux pieds de millions de téléspectateurs étonnés de tant d’émotion, de simplicité et d’efficacité rock. De Canal + à MTV en passant par le studios de la BBC, on a pu apprécier la  magnifique  cohérence  des Babyshambles et l’importance de leur existence dans un monde formaté par les Fall Out Boys, Linkin Park et autres Avril Lavigne, artistes sans âme vendus comme porte-paroles de leur génération. Tu parles d’un cauchemar…
Avec « Shotter’s Nation », la bande à Pete  offre  une musique de partage, une musique de fête entre potes autour d’une bonne bière et quelques cigarettes tapées dans le paquet de son meilleur ami, rien de plus mais c’est déjà énorme.
L’album exalte le rock n’roll dès l’intro de « Carry On  Up The Morning » puis enchaîne avec une succession de titres bien balancés avant de prendre tout son monde par surprise un peu plus loin, le disque se poursuivant sur les chemins brumeux du jazz et du blues, mais chut, vous verrez bien.
A noter qu’une édition spéciale propose un DVD avec une longue interview du groupe, un clip et un  concert live au Boogaloo de Londres.
Pete étant Pete, on ne sait pas si le groupe survivra à la tournée qu’il vient d’entamer, mais on attendra avec impatience qu’il passe par ici afin de juger sur pièce de ce petit phénomène rock si précieux à nos cœurs.
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