ALGIERS, LIVE AU ROMANDIE, LAUSANNE

Quand on écoute Algiers pour la première fois, c’est un peu comme avec Interpol à l’époque, jamais on aurait pu croire que ce groupe était américain. Avec Algiers, on pense immédiatement aux anglais de The Heavy qui auraient fusionné avec leurs compatriotes de These New Puritans, les sonorités soul des premiers intégrant la new wave des seconds.

Venant donc d’Atlanta en Géorgie (mais pourtant officiellement formé à Londres), Algiers s’est démarqué de la concurrence en mélangeant le post-punk au gospel, le tout saupoudré de littérature gothique du sud, utilisant sur scène des speechs à connotation raciale enregistrés entre ses morceaux.

Etant arrivé au Romandie juste à temps pour assister à la fin du set solo de Louis Jucker, activiste folk suisse fortement influencé par John Frusciante, je fais un peu de causette à la caisse avec une vieille connaissance, puis me dirige en direction du bar pour prendre une bière que je regrette aussitôt (rien à voir avec la bière), me posant près du mur en attendant que Algiers termine son dernier petit soundcheck sur scène.

Un truc va me déranger pendant toute la soirée, n’arrêtant pas de fixer leur incroyable batteur chevelu qui frappe sa batterie comme un beau diable, donnant une rythmique invraisemblable aux compositions déjà bien hantées du groupe. Bordel, je connais ce batteur et je connais son jeu! Ce n’est qu’en écrivant cette chronique que je ferai l’incroyable découverte, identifiant enfin le batteur original de Bloc Party, Matt Tong, visiblement la pièce rapportée de Algiers, si j’en juge les premières vidéos du groupe où il brille par son absence.

Ouvrant leur set avec, il me semble  »Remains », premier titre de leur album éponyme, Algiers enchaînera (probablement pas dans cet ordre, désolé) avec le single  »Black Eunuch »,  puis le morceau avec lequel je les ai découverts, le très Interpol  »And When You Fall », suivit de l’extraordinairement dansant  single »Irony. Utility. Pretext. » avec ses influences techno pop des 90’s piquées à EMF ou Jesus Jones. Il y aura également une version plutôt énergique de  »Old Girl ». Vers le milieu du concert, le gospel  »Games », porté par la voix de James Fisher, à peine accompagné à la guitare, laissera le Romandie dans un silence rare et précieux.  Les singles  »But She Was Not Flying » et  le très soul  »Blood » avec sa rythmique martiale, viendront conclure près d’une heure d’une prestation aussi inspirée que puissante.

Un groupe dont il va me falloir me procurer la musique au plus vite, mes finances de la soirée ne me permettant pas de la ramener avec moi. Mais ce n’est que partie remise, car Algiers est désormais inscrit au fer rouge dans mon esprit.

Et tout d’un coup, je me demande si  »Remains », au lieu d’être le premier titre joué, n’a pas plutôt été le dernier… Saleté de mémoire.

http://algierstheband.com/

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