STAN LEE (PROLOGUE)

Considéré par des millions de fans à travers le monde comme le principal créateur du Marvel Universe et désormais guetté à chaque adaptation cinématographique pour sa traditionnelle apparition, Stan Lee est devenu, sur le tard, la seule véritable superstar du monde des comics. Mais cette starisation, bien après l’âge de la retraite, à un prix, basé sur la loi du silence et sur la crédulité d’un public bien trop jeune pour se poser les bonnes questions.

Je vais tacher de m’en tenir au sujet sans déborder dans la critique personnelle, les vérités qui seront évoquées me semblant suffisamment explicites pour se passer de tout jugement sur le principal intéresé, la plupart des faits étant surtout à imputer au fonctionnement corporatiste de l’industrie des comics, un système niant (jusqu’à il y a peu) les artistes (de simple employés rémunérés au mois pour la plupart) et le droit d’auteur (chaque création appartenant pour toujours à l’éditeur original).

Pour ce qui est de la raison de cet article, elle est multiple. La première, c’est que je me suis rendu compte que les gens (surtout les plus jeunes que moi) ne savaient vraiment pas de quoi ils parlaient en évoquant Stan Lee et qu’ils projetaient énormément de contre-vérités, la plupart du temps diffusées par des médias peu fiables et des fans aveugles relayant l’image de grand-papa gâteau rassurante projetée par Stan Lee lui-même.

La seconde, plus personnelle, est liée à ma propre expérience du monde des comics, au travers des dizaines de milliers d’épisodes lus depuis bientôt quarante ans et, surtout, par ma décennie de participation à un fanzine sur les comics (SWOF), au nombre de discussions avec des amateurs ou professionnels, ainsi qu’aux interviews d’artistes réputés (Sal Buscema, John Romita Jr, Neal Adams, Bryan Hitch, etc.) auxquelles j’ai pu participer en conventions (Londres, Angoulême, Paris, etc.) ; sans compter toutes celles que j’ai pu lire (The Comics Journal, Alter Ego, Scarce, Comic Book Resources, Bleeding Cool, etc.). J’ai également pu réunir un nombre d’anecdotes officielles assez éloquent, recouper passablement d’événements, à priori anodins mais, une fois réunis, s’avérant révélateurs du fonctionnement de cette industrie.

J’ajoute que le but de cette biographie revisitée n’est pas de tirer à boulets rouges sur son principal intéressé mais plutôt de rendre à ses véritables propriétaires le mérite de leurs créations, de grands noms ayant été laissés de côté et ne pouvant plus revendiquer quoi que ce soit, la mort s’étant chargée de les faire taire les uns après les autres.

Affirmer que Stan Lee puisse être en réalité tout le contraire de ce que l’on nous fait croire depuis toujours n’est pas mon but, ce vieux monsieur de 93 ans étant simplement le dernier vestige d’une époque révolue mais qui demeure encore opaque pour bien trop de monde. Je vais donc tente d’y apporter quelques éclaircissements, tout en soulevant au passage quelques questions éthiques auxquelles je vous laisserai répondre par vous même à la fin.

A SUIVRE

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