THE PRISONER DE GEORGE MARKSTEIN ET PATRICK MCGOOHAN

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Votre serviteur étant sortit cette nuit d’un petit marathon de six heures de The Prisoner (organisé par une formidable salle de cinéma locale) constitué des sept épisodes considérés par Patrick McGoohan comme étant l’essence de la série ( »Arrival »,  »The Chimes Of Big Ben »,  »Free For All »,  »Danc eOf the Dead »,  »Checkmate »,  »Once Upon A Time »,  »Fall Our »), il me semblait bienvenu de revenir sur cette série qui m’a marqué depuis l’époque où je l’ai découverte, n’étant pas encore en mesure de la comprendre totalement mais suffisamment pour savoir qu’elle allait conditionner passablement de choses à venir dans ma vie future.

C’est en 1983 que j’ai découvert The Prisoner, ses épisodes étant diffusés à la fin de l’émission de science-fiction des frères Bogdanoff: Temp X. Pour l’enfant de dix ans que j’étais, The Prisoner représentait probablement la première fiction à m’interroger sur la société qui m’entourait et dont j’étais supposé faire partie. Bien évidemment, si j’étais totalement derrière le personnage incarné par Patrick McGoohan, comprenant plus ou moins pourquoi il était retenu dans ce village faussement idyllique, l’acharnement de ses geôliers m’échappait quelque peu; d’autant que trois épisodes n’avaient jamais été diffusés et qu’il fallut des années pour qu’ils le soient.

Série britannique de 17 épisodes de 52 minutes (diffusés entre 1967 et 68), The Prisoner est l’oeuvre de l’écrivain (et ancien agent secret) George Markstein et de Patrick McGoohan, son acteur principal, mais aussi producteur exécutif, ainsi que scénariste et réalisateur occasionnel. Elle est également la fausse suite (pour des raisons de droits) de Danger Man (Destination Danger chez nous), une précédente série d’espionnage avec Patrick McGoohan dans un rôle très similaire d’agent secret aussi classe qu’efficace mais bravant sans arrêt l’autorité de ses supérieurs hiérarchiques.

Le générique de The Prisoner, désormais mythique, sert également de prologue à pratiquement chaque épisode de la série, montrant le personnage incarné par McGoohan se rendre dans un fracas de tonnerre dans un bureau secret afin de brutalement mettre les points sur les i avec sa hiérarchie, jetant sa démission sur la table avant qu’un poing rageur ne vienne signer son départ fracassant. Regagnant son appartement londonien pour préparer sa valise, un gaz, diffusé à travers la porte, le fait tomber dans les pommes, se réveillant sans aucune autre forme de procès dans un mystérieux village au milieu de nulle part.

La suite est connue. Totalement incapable d’accepter cette captivité déguisée en club de vacances, notre  »héros » va tout mettre en oeuvre pour s’échapper du village, que ce soit par la route, par les airs ou encore par la mer. Hélas pour lui, en plus de devoir se méfier de la moitié de ses nouveaux voisins (certains étant des gardiens déguisés), il va devoir également compter sur le système de surveillance ultra-sophistiqué du village, ainsi que sur la présence d’un chien de garde redoutable se présentant sous la forme d’un gros ballon blanc aussi rapide qu’inévitable. Semblant dans un premier temps accepter son sort, celui qu’on appelle désormais Number Six, va tenter par tous les moyens de se rapprocher du pouvoir en place afin de découvrir l’identité du mystérieux Number One.

Recyclant de nombreux thèmes de la contre-culture des années 60 en les amalgamant à une histoire d’espionnage teinté de science-fiction, The Prisoner s’inspire également des techniques de répression de l’individu mise en pratique par de nombreux gouvernements de par le monde et reprises, entre autres, dans le 1984 de George Orwell

Ultra-référencée, The Prisoner est une série sans pareil qui a depuis été analysée sous toutes les coutures, chaque épisode apportant son lot de révélations et d’influences inattendues.

Il en va de même avec son look général, son village baroque et ses quelques innovations techniques, impensables pour l’époque.

Objet de fascination ultime, la Lotus Seven, que conduit le héros dans le générique d’introduction, fera beaucoup pour iconiser le personnage principal dans l’inconscient collectif, lui donnant un statut proche du Batman de la série de 1966.

Et même si on peut remettre en questions son dénouement (la faute à un dernier épisode qui ose tout, même l’improbable), The Prisoner demeure l’histoire d’un homme qui refuse de plier face au totalitarisme et au fascisme le plus insidieux, donnant à son acteur principal, un ticket pour l’immortalité.

http://www.bbc.co.uk/cult/classic/prisoner/

http://www.portmeirion-village.com/visit/the-prisoner/

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