THE HUNTSMAN: WINTER’S WAR DE CÉDRIC NICOLAS-TROYAN

 

Encore un film dont je n’attendais pas grand chose (d’autant que c’est le premier film d’un réalisateur de pubs) et pour lequel je ne me suis pas précipité, m’y retrouvant presque par le hasard des horaires de salles.

Ayant découvert le premier film (Snow White and The Huntsman) sur le tard et l’ayant trouvé étonnamment digne, son casting, ses décors et costumes, ainsi que son ambiance générale, rappelant fortement les contes des frères Grimm; en tout cas plus que la purge Hansel & Gretel d’il y a quelques années, cette dernière m’ayant certainement éloigné de la vision du film de Rupert Sanders.

Écartant la pourtant méritante Kristen Stewart (Snow White dans le premier film), cette suite directe met donc en avant Chris Hemsworth (plus Thor que dans ses propres films, ce qui est quand même le comble!) et Jessica Chastain (toujours fascinante) au travers de leur destin contrarié. En effet, les deux Huntsmen, ayant été élevés ensemble par la cruelle Reine des Neiges, ont fini par tomber amoureux l’un de l’autre et ce, malgré l’interdiction de tout sentiment dictée par leur maîtresse.

Comme l’annonçait le trailer, on retrouve la géniale Charlize Theron dans le rôle de la Reine maléfique, nous rappelant une fois de plus, malgré son temps d’écran limité, qu’elle est sans le moindre doute l’une des meilleures actrices de notre époque. Volant chacun des plans dans lesquels elle se trouve, la Reine Ravenna se montre une fois de plus machiavéliquement manipulatrice et dénuée de toute véritable humanité (même envers sa sœur comme on le constatera). Le mal faite femme.

Mais la performance la plus précieuse de cette séquelle non désirée vient quand même de la foudroyante interprétation de Emily Blunt (Sicario, Edge of Tomorrow), absolument saisissante en Reine des Glaces tourmentée. Sa dualité-rivalité avec sa grande sœur étant l’une des grandes surprises d’un scénario parfois paresseux.

D’ailleurs, les non-sens avec le miroir maléfique de Ravenna m’on vraiment exaspéré. Le fait de le poser debout pendant la nuit en ne posant qu’un vulgaire drap dessus ne pouvait résulter qu’à des problèmes. Et pourquoi ne pas l’avoir balancé dans la rivière d’acide? Ça aurait été bien plus simple!

Même chose pour l’escalade à mains nues en plein hiver, je sais que le Huntsman est balèze mais il y a des limites tout de même. J’arrête là, car il y a encore beaucoup d’invraisemblances dans ce film, l’univers dark fantasy enrobant les protagonistes ne fonctionnant plus vraiment quand on y regarde de trop près et ce, malgré ses glorieuses références (Willow ou encore The Hobbit pour le traitement des nains).

Paradoxalement moins crédible que le film dont il est censé prendre le relais, The Huntsman: Winter’s War gagne quand même aux points en nous offrant une aventure old school qui renvoie directement aux films fantastiques de notre enfance. C’est déjà ça de pris.

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