PEE-WEE’S BIG HOLIDAY DE JOHN LEE

Grosse séance de rattrapage pour votre serviteur (et sa copine, désormais aussi fan que lui) qui a décidé de se taper les deux précédents films dans la foulée, ainsi que les cinq délirantes saisons de Pee-Wee’s Playhouse (sa série pour les enfants de la fin des années 80 avec Laurence Fishburne et quelques autres).

Éternel enfant (malgré les 63 ans de son acteur Paul Reubens, ce qui se voit à peine), Pee-Wee Herman nous revient enfin dans un téléfilm complètement fou et certainement la plus glorieuse anomalie spatio-temporelle de 2016, le personnage semblant toujours évoluer dans une Amérique de carte postale, se comportant comme dans les années 50.

Véritable oad-movie aux mille surprises et dont la finalité est l’anniversaire du nouveau meilleur ami de l’éternel résident de Fairville (Joe Manganiello jouant son propre rôle avec une coolitude digne du Fonzie de Happy days), Pee-Wee’s Big Holiday représente une sorte rare de comédie presque parfaite, passant de l’absurde au sérieux, du rire aux larmes et semblant cumuler tout ce que l’on aimait dans les années 80 et 90 mais revu et corrigé pour le public des années 2000.

Je me dois également de noter la performance fulgurante de la merveilleuse Alia Shawkat (Arrested Development, Green Room) qui joue l’une des membre du gang de bad girls que Pee-Wee rencontre sur son chemin pour aller rejoindre son ami et qui, en plus de porter le même nom que notre héros, en pince sérieusement pour lui. Tout comme Valeria Golino en 1988 dans Big Top Pee-Wee, elle incarne un véritable paradoxe féminin dans un film hollywoodien, étant incroyablement sexy et désirable mais se comportant comme une jeune femme tout ce qu’il y a de plus normale. Une touche rafraîchissante à l’image d’une comédie hors du temps et des codes de notre époque.

Quand à Paul Reubens, comédien aux milles vies (son parcours mériterait un film!), c’est juste un bonheur de le voir reprendre sur grand écran le rôle qui a fait sa gloire et qu’il a été obligé d’abandonner trop longtemps à cause de l’hypocrisie de la société. Il est absolument prodigieux dans ce film et mérite tous les compliments pour l’univers unique qu’il a mis en place depuis trente-cinq ans déjà.

Seuls les cyniques resteront insensibles face à la naïveté désarmante de Pee-Wee’s Big Holiday, les autres le verront avec des papillons dans le ventre et des étoiles dans les yeux, l’appréciant pour ce qu’il est vraiment, à savoir l’un des plus beaux come-backs des années 80.

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