TERMINATOR GENISYS DE ALAN TAYLOR

C’est peu de dire que le twist principal du film (à savoir tout ce qui tourne autour de John Connor) a été totalement explosé par ses différents trailers, transformant ce cinquième opus de la franchise en une visite guidée d’une histoire déjà révélée des mois plus tôt.

Quelle triste époque où tout le monde semble accepter le fait accompli que voir le trailer d’un film au cinéma (ou sur internet), c’est aussi voir la version résumée de ce dernier.

Jouant une fois de plus avec le temps et sa manipulation, ce Terminator Genisys semblait pourtant bien parti pour nous convaincre, son twist de départ étant que les événements des précédents films avaient changé le passé, le robot tueur étant reprogrammé et envoyé au début des années 70 pour protéger la petite Sarah Connor, ce qui explique pourquoi Schwarzenegger est vieux dans le présent, sa peau synthétique subissant les mêmes ravages du temps que la nôtre.

La baisse de qualité des précédents opus ayant balisé le terrain pour que nous abordions ce nouvel opus avec une certaine bienveillance, nous n’espérions au final qu’un bon divertissement, ce qui fut le cas, dans un premier temps, la seconde vision s’avérant plutôt pénible, surtout en essayant d’analyser son scénario.

Les raisons d’une telle déception sont multiples. Il y a d’abord ce casting désastreux (Jai Courtney en Kyle Reese et Jason Clarke en John Connor ne font pas du tout l’affaire, semblant échappés d’un épisode de Hollywoosd Nights), et d’un scénario faiblard dont le seul intérêt était de découvrir que John Connor était le T-3000, ce qui, hélas, nous fut révélé jusque sur l’affiche du film! Et quand je dis film, je pense que le terme téléfilm de luxe serait plus approprié, certains ne s’étant pas gênés pour le qualifier de nanar apocalyptique.

Et je ne pardonne pas la sous-exploitation d’un acteur de la trempe de Matt Smith, cantonné à faire de la figuration dans cette farce tout juste sauvée par le charisme intact de son acteur principal (Merci Arnold pour la scène des chargeurs).

Reste également la performance de la sulfureuse Emilia Clarke (Daenerys dans Game of Thrones) qui joue une Sarah Connor inédite, une jeune femme qui n’a pas été détruite par l’enfermement psychiatrique et qui a gardé la fraîcheur de son adolescence, protégée par son gardien venu du futur.

A défaut d’avoir un grand film digne de ceux de James Cameron, on se contentera de ce truc à moitié raté et on espérera que le prochain sera d’un plus haut niveau.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s