BIG EYES DE TIM BURTON

Après le très raté et pourtant très cool Dark Shadows, Tim Burton décida de rendre hommage à l’une de ses artistes favorites, Margaret Keane, au travers d’un biopic aussi fascinant que rocambolesque, tout étant vrai de A à Z.

Commençant en 1958 par la fuite du domicile conjugal de Margaret Keane (l’épatante Amy Adams) et sa jeune fille, le film nous plonge directement dans le combat que sera la vie de l’artiste, se retrouvant à San Francisco, partagée entre un job alimentaire et sa passion de la peinture, se spécialisant dans la représentation de jeunes enfants aux grand yeux.

L’arrivée dans sa vie de son futur mari, Walter Keane (Christoph Waltz, plus fielleux que jamais), peintre raté rencontré sur un marché, va rapidement changer la donne, ce dernier devenant brièvement son agent, avant de s’accaparer son travail, signant à sa place ses toiles afin de les vendre plus facilement, le monde de l’art étant terriblement machiste, surtout à l’époque.

On devine la suite aisément. Ne supportant plus de vivre dans l’ombre mensongère de son mari devenu superstar, Margaret va tenter de se réapproprier son art, ainsi que sa vie, devant affronter un homme perturbé et vivant de le déni le plus absolu, s’étant peu à peu convaincu qu’il était le véritable génie artistique (alors qu’il n’est qu’un bonimenteur et homme d’affaires redoutable) plébiscité par le public et les médias.

Avec sa reconstitution historique parfaite (les années 60 comme si on y était), ses interprétations exceptionnelles (Christoph Waltz au combien meilleur que dans Spectre, Amy Adams tout bonnement formidable), aidé par quelques supporting cast de choix (Krysten Ritter dans le rôle de la meilleure amie de Margaret, Terence Stamp en critique d’art), Big Eyes cumule les bons points jusque dans son soundtrack, le thème principal étant magnifié par une sublime chanson de Lana Del Rey.

Un film qui aura eu le mérite de rapidement réconcilier Tim Burton avec le succès public, ses vrais fans ne l’ayant jamais vraiment lâché, même après Alice in Wonderland et ce Dark Shadows, je le redis, aussi raté que fascinant et totalement jouissif.

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