WEEZER  »THE WHITE ALBUM »

Les fans de Weezer le savent bien, quand le groupe de Rivers Cuomo revient avec un album éponyme dont le nom se devine à la couleur de sa pochette, c’est que le groupe, certain de son coup, sait que cette fois, c’est spécial.

J’ai envie de dire que ce dixième album des californiens, sorti le premier avril, est encore plus spécial que les précédents, car après une bonne dizaine d’écoutes, j’y trouve toujours une satisfaction assez intense, songeant même à le considérer comme leur meilleur enregistrement à ce jour, retrouvant le souffle des glorieuses nineties.

N’ayons pas peur des mots, ce  »White Album » est une véritable usine à tubes comme le rock américain ne nous en a plus donné depuis le  »American Idiot » de Green Day en… 2004 (bordel, c’était il y a douze ans??!!)

Dès le formidable  »California Kids », magnifique croisement du son Weezer avec celui des Beach Boys (ces cœurs de malade) , le ton est donné, cet album sera épique ou ne sera pas. Et ça ne redescend pas avec le tubesque  »Wind In Your Sail » (également sous influence Brian Wilson), suivi du dramatiquement cool single  »Thank God For The Girls » qui réussit à complimenter ces dernières sans tomber dans la caricature, jouant toujours avec les influences Archie comics-Happy Days du groupe, sans oublier d’adresser un clin d’oeil en fin de morceau aux anglais de XTC (oh oui, je prends les paris).

 »(Girl We Got A) Good Thing » continue avec son refrain-couplet entêtant, semblant surfer entre plusieurs époques, préparant le terrain pour un autre single revêche nommé  »Do You Wanna Get High? », rappelant une période difficile pour Cuomo au début des années 2000. Troisième single de l’album,  »King Of The World » sonne quand à lui comme du classic Weezer, le genre de tube imparable auquel nous a habitué le groupe depuis la dernière décennie, la chanson typique que l’on chante sous sa douche.

Pour ceux et celles qui ont perdu le groupe de vue depuis des années, ce  »White Album » va sonner comme un coup de foudre, car il aurait très bien pu s’appeler  »Resurrection » ou encore  » Resurgence », tant son contenu rivalise avec celui du  »Blue Album » ou encore du  »Green Album » et je laisse volontairement  »Pinkerton » au rencard pour les snobs qui, de toute façon, trouveront à y redire.

Et s’il fallait encore une raison de croire en Weezer en 2016, écoutez simplement cette tuerie émotionnelle appelée  »Jacked Up », certainement la pépite cachée à la fin de cet album magistral avec le piano de Jonny Coffer, également compositeur de cette chanson épatante sur laquelle la voix de Rivers Cuomo atteint des hauteurs sidérantes.

L’album se termine avec une jolie balade intitulée  »Endless Bummer » qui me fait un peu penser à Nada Surf. Impossible de s’arrêter là, je remet le disque au début.

Dehors, le ciel est gris et il va bientôt pleuvoir, mais j’ai l’impression d’être en Californie. Weezer est de retour et c’est tout ce qui compte!

http://weezer.com/

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