INTERPOL  »EL PINTOR »

Sans avoir arrêté d’écouter Interpol, je dois bien avouer que j’avais quelque peu occulté leur cinquième opus studio sortit en septembre 2014. C’est donc avec plus d’une année de retard que je rattrape cet oubli malheureux.

Déjà, cette histoire d’anagramme qui me saute désormais au nez, El Pintor voulant bien évidemment dire Interpol, tout comme Lonetrip, Liteporn, Perilnot, Ropelint ou encore Tripleno, faisant donc de l’exercice 2014 le second album éponyme de Interpol, plus ou moins.

Démarrant avec le single  »All The Rage Back Home » et sa montée en puissance,  »El Pintor » nous fait retrouver nos new yorkais au top de leur forme, enchaînant sur un fiévreux  »My Desire » semblant tout droit sortir du chef d’oeuvre  »Our Love To Admire » de 2007. Troisième titre de l’album et troisième single également,  »Anywhere » confirme l’énergie retrouvée du gang après la période difficile qu’il a traversé suite au départ du bassiste Carlos Dengler, ce dernier partit juste après l’enregistrement de l’album précédent, faisant de ce  »El Pintor » le premier enregistré à trois (Paul Banks reprenant ses parties de basses).

A l’image de titres impeccables tels  »My Blue Supreme » ou encore  »Everything Is Wrong », Interpol ne semble rien avoir perdu de sa classe et de sa droiture, continuant sur le chemin qu’il trace depuis bientôt vingt ans (1997) en proposant ce son rock rempli de swing et d’élégance comme on en retrouve guère ailleurs.

Néanmoins, et cela m’attriste de le reconnaître, à part peut-être pour  »Breaker 1 », il manque ici des titres intemporels de la dimension de  »Slow Hands »,  »PDA »,  »No I In Threesome » ou encore une ballade aussi terminale que  »A Time To Be So Small ». C’est un peu comme si Interpol semblait tourner en rond avec son répertoire, passablement de titres forts de ce nouvel album sonnant un peu trop comme des réminiscences de leur précédentes créations.

On ne s’en rend pas compte immédiatement,  »El Pintor » étant un disque plutôt énergique et ce, jusqu’à la fin, terminant avec un  »Tidal Wave » de fort belle facture, ainsi qu’un  »Twice As Hard » hypnotique et hanté à la fois, mais une certaine lassitude se dégage de l’ensemble, comme si le groupe était en train de tirer ses dernières cartouches.  Une impression qui disparaît quelque peu après plusieurs écoutes, l’album étant quand même d’un très haut niveau. Mais la sensation que Interpol retient ses coups et en garde sous le pied demeure.

http://interpolnyc.com/

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