PENNY DREADFUL, SAISON 2

Note: cette chronique révèle bien plus d’éléments et de détails de l’histoire que celle de la première saison. Vous êtes donc prévenu(e)s.

En bien des points, cette saison est celle de Evelyn Poole (Helen McCrory), la troublante spiritiste de la première saison qui se révèle ici enfin dans toute sa splendeur démoniaque. Manipulant l’esprit et les bas instincts de Sir Malcolm pour le mettre dans son lit, cette dangereuse sorcière (accompagnée de ses filles toute aussi démoniaques) s’en prend également à la protégée de Sir Malcolm (Vanessa Ives), l’attaquant sournoisement par des visions de plus en plus menaçantes, l’obligeant à fuir la ville pour se réfugier à la campagne.

De son côté, Victor Frankenstein, obligé par sa créature à lui donner une compagne, ne trouve rien de mieux à faire que ressusciter Brona, le défunt amour de Ethan Chandler, ce dernier doublement meurtri par sa mort et le massacre perpétué en loup-garou dans une auberge. Accompagnant Vanessa dans sa retraite, il ne saura rien de la transformation de son aimée, cette dernière se prénommant désormais Lily et se rapprochant dangereusement de Doran Gray, bien plus fascinant que le pauvre Victor.

Se focalisant plus que jamais sur le personnage incarné par Eva Green, Penny Dreadful nous offre un long flashback dans le passé de Vanessa Ives, lorsqu’elle était l’apprentie de Joan Clayton (Patti LuPone), une coupeuse d’anges versée dans les arts occultes et dont la rivale n’était autre que Evelyn Poole, cette dernière s’avérant être le mal incarné, comme le prouveront ses actes, autant dans le passé que dans le présent; la spiritiste pratiquant la magie noir et le voodoo, créant d’horribles marionnettes faites de chair et de sang afin de leurs infliger des supplices.

Parmi les autres personnages secondaires de la première saison, il y en a un autre qui tire son épingle du jeu, c’est l’excentrique égyptologue et homme du monde Ferdinand Lyle (brillamment interprété par  Simon Russel Beale), un petit homme égocentrique à outrance qui se retrouve tiraillé entre son allégeance (mêlée de peur) envers Evelyn Poole et sa participation aux aventures de nos  »héros », l’homme développant une bienveillance hors norme à l’égard de Vanessa, pourtant l’ennemie mortelle de sa maîtresse.

Je me dois également de revenir sur la prouesse que constitue la performance de Rory Kinnear depuis la première saison. Dans son rôle de la créature de Frankenstein, il est de loin l’acteur qui colle le mieux au personnage crée par la romancière Mary Shelley. Que ce soit au travers de ses violentes interactions avec son créateur ou, au contraire, délicates discussions avec Vanessa (qui ne sait rien de son lien avec Victor), il se dégage de son interprétation quelque chose d’unique, nous donnant vraiment à réfléchir à sa condition de monstre parmi les hommes. Sa mésaventure dans le musée de cire en étant le meilleur exemple.

Une mention se doit d’être faite pour Jonny Beauchamp qui, dans le rôle de la transgenre Angelique, donne également beaucoup de sa personne, son personnage tentant de retenir, tant qu’il se peut, ce qu’il reste d’humanité à un Dorian Gray de plus en plus loin et détaché du monde, attiré qu’il est par l’aura de mort qui se dégage de Lily, visiblement la seule à pouvoir le comprendre et l’aimer pour ce qu’il est. C’est en tout cas ce qu’il croit en triquant une dernière fois avec Angelique.

Alors que la première saison semblait tourner autour du sauvetage de Mina Harker, c’est ici son père, Sir Malcolm, qui prend sa place, commettant l’erreur d’aller affronter seul celle qui l’a manipulé depuis le début, entraînant malgré lui ses camarades à sa rescousse.

La conclusion au dixième épisode est, une fois de plus des plus tragiques, les survivants s’en sortant avec des séquelles irréversibles, tandis que la mort nous prive à nouveau de personnages attachants. L’épilogue a quelque chose de définitif, nous montrant des départs, des ruptures et des alliances dans un ballet morbide du plus bel effet. Pourtant, une saison trois existe déjà, passant en ce moment-même sur Netflix. J’en ferai la critique d’ici quelques semaines.

http://www.sho.com/penny-dreadful/

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