ARROW, SAISON 3

A l’inverse des visuels assez laids qui illustrent à chaque fois la série (une utilisation répétée du copier-coller et un abus de Photoshop assez flagrant), cette saison trois semble démarrer avec de nouvelles ambitions, introduisant une dynamique quelque peu différente entre Arrow et la ville de Starling City.

Surtout, l’introduction de Ray Palmer (formidable Brandon Routh de Superman Returns) va s’avérer capitale pour l’histoire, son personnage de financier et de génie technologique rappelant beaucoup un certain playboy milliardaire de chez Marvel. Surtout, son personnage de The Atom, en plus d’être un héros légendaire de DC, va s’avérer une addition capitale à la série, cette dernière se répétant de manière dangereuse depuis sa deuxième saison. Même sa pseudo-romance avec Felicity est plus intéressante que les différentes relations amoureuses qui nous accompagnent depuis le tout début, ce qui en dit long sur le capital sympathie de Ray Palmer.

On passera rapidement sur l’apprentissage douloureux du vigilitantisme par la nouvelle Black Canary (Laurel dans les pas de sa défunte sœur), ainsi que le nouveau statut de père de famille de John Diggle (sérieux les scénaristes?!) pour s’attarder sur le véritable fil rouge de cette saison 3, à savoir l’incorporation de force de Oliver par Ra’s Al Ghul pour le remplacer et sauver la ville de son courroux. Une fois de plus, notre héros se retrouve dos au mur à devoir choisir entre deux solutions impossibles.

On a pas mal discuté sur le nouveau Ra’s Al Ghul (Matthew Nable) qui, quelque part, fait suite à la performance plutôt efficace de Liam Neeson dans le Batman Begins de Christopher Nolan. Version télévisée d’un personnage de comic adapté au cinéma, le Ra’s Al Ghul de Matthew Nable est bien moins sympathique que son pendant cinéma, bien moins beau parleur également, mais tout aussi dangereux, si ce n’est plus, n’ayant cette fois plus à faire à un Bruce Wayne sur-entraîné mais à un Oliver Queen débarrassé de son arme principale et à la formation on ne peut plus incomplète. L’issue de leur affrontement s’avérant presque une évidence dans sa fatalité.

Heureusement, n’ayant pas oublié qu’ils adaptaient un comic-book, les scénaristes (bien plus concernés que sur les deux précédentes saisons) ont mit toute leur matière grise dans le processus afin de nous faire croire l’impossible, oubliant au passage de trop s’attarder sur les romances abrutissantes et autres histoires familiales dans lesquelles la série patauge toujours depuis son début.

Le développement de Malcolm Merlyn (joué par le seul et unique John »Captain Jack » Barrowman),alias Dark Archer, est également à mettre au crédit de cette troisième saison, l’ennemi de Arrow devenant un allié de poids dans sa lutte contre le crime, surtout après les révélations fracassantes concernant son lien de famille avec Thea (Willa Holland), cette dernière devenant également une justicière à la fin de la saison, marchant sur les pas de son frère et de son  véritable père.

Bien qu’encore trop longue, la saison trois réussit tant bien que mal à surprendre son public, lui offrant quelques beaux moments d’aventures, réussissant même à tutoyer le cinéma par quelques séquences laissant apercevoir ce à quoi pourrait ressembler une série avec plusieurs héros côte à côte mais totalement indépendants les uns des autres.

L’explosion finale dans les laboratoires de Palmer Technologies ne laisse guère de doute sur la survivance de The Atom (Brandon Routh étant redevenue une star), d’autant qu’à l’époque, il me semble qu’il était déjà question d’une série mettant en scène différents super-héros DC et qui s’appellerait Legends of Tomorrow.

Je n’ai pas parlé des séquences flashback de Oliver, car pour moi, elles font partie d’une autre histoire, passée, et qui n’a que peu d’importance dans la continuité de Arrow. Voir l’apprentissage de tueur sur plusieurs saisons d’un personnage comme Oliver ne me semble plus utile depuis la première saison. Je sais bien que la production se sent obligée d’expliquer comment un riche et désœuvré fils à papa a pu se transformer en tueur d’élite, mais on avait déjà compris avec la première saison. Vouloir à tout prix en faire une machine de guerre pour mieux faire passer la pilule de ce qui lui arrive à Starling City est un peu un aveu d’échec et un manque de confiance caractérisé en Green Arrow, comme s’il fallait en faire un Batman bis pour espérer le voir survivre dans sa propre ville.

Il y a encore plein de choses qui ne fonctionnent pas dans Arrow. Heureusement, il y en a de plus en plus qui commencent à fonctionner. Rendez-vous donc avec la saison 4.

http://www.cwtv.com/shows/arrow

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