X-MEN: APOCALYPSE DE BRYAN SINGER (DEUXIÈME PARTIE)

Constante immuable de la franchise X-Men, on retrouve l’école pour jeunes surdoués du professeur Xavier, une décennie ayant passé depuis les événements de Paris. Si les acteurs principaux n’ont pas vraiment eu le temps de vieillir depuis deux ans (surtout Jennifer Lawrence, plus juvénile que jamais), la production s’est arrangée pour nous les montrer sous une lumière plus adulte (habits, coupes de cheveux, etc.), tout ce petit monde se retrouvant suite à une nouvelle dramatique concernant Erik Lenhsherr alias Magneto. Sans trop spoiler, la volonté des anciens X-Men (l’équipe n’existant plus) d’aider leur ancien camarade ne va pas tarder à se retourner contre eux, l’intrigue en profitant pour se débarrasser d’un personnage secondaire pour ré-introduire LE héros de Days of the Future Past.

Si vous avez vu le précédent film et que vous ne savez pas de qui il s’agit, c’est vraiment dommage et je vous laisse encore chercher. Son introduction a été tellement grandiose il y a deux ans qu’il semblait impossible de surpasser, non seulement la prouesse technique, mais aussi la virtuosité de sa séquence. Eh bien, Bryan Singer explose (à tous les sens du terme) tout ce qu’il est possible de faire exploser, tant narrativement que artistiquement, donnant à voir au spectateur un grand moment de réconciliation entre cinéma et divertissement hollywoodien. A elle seule, cette séquence rattrape la moitié des écueils du film.

Il faut aussi un peu parler des nouveaux personnages, enfin, les jeunes gens remplaçant le casting du premier X-Men. Je passe rapidement sur Hank McCoy/Beast (Nicholas Hoult), déjà présent dans First Class et réduit ici au discret rôle de membre fondateur. Déjà sur place, on retrouve Jean Grey (Sophie Turner de Game of Thrones), personnage au combien capital pour la suite de la saga et dont le film ne s’embarrasse pas à nous raconter à nouveau les origines, déjà vues dans The Last Stand. Et il y a les deux pièces rapportées: Scott Summers/Cyclops (Tye Sheridan) et Nightcrawler (Kodi Smith-McPhee). Dans leurs rôles respectifs, ils s’avèrent parfaits et l’on se réjouit d’avance que ces deux personnages retrouvent la place qui est la leur dans la mythologie X-Men (et que les films ont sauvagement coupé pour faire de la place inutile à un autre mutant canadien).

Ces nouvelles recrues, couplé au retour de Raven, à l’embrigadement de Erik, ainsi qu’à l’enlèvement de Xavier (ouais, ça fait beaucoup et pourtant je résume à mort), vont pousser les X-Men à se reformer pour empêcher l’apocalypse en train de se préparer.

Il y a une autre scène hyper importante dont je ne vais pas parler et qui inclut un personnage bien connu, on va dire entre deux films. Son traitement, plus visuel que narratif, sera certainement sujet à de passionnantes discussions ces prochains jours sur les réseaux sociaux. Elle m’a beaucoup plus, j’y ai vu un clin d’œil à un comics que je vénère et qui a été bien mal adapté au cinéma à l’époque.

La dernière partie du film, l’affrontement final, comme pour Civil War, est le moment le moins intéressant du film. Parce que, comme d’habitude, aucun réalisateur n’est à ce jour, arrivé à faire que ce climax tienne debout. La problématique avec les films de super-héros, c’est qu’ils passent les trois-quart de leur durée à nous expliquer l’inexplicable, à nous montrer comment tel ou tel personnage est plus dangereux que le précédent, comment leurs pouvoirs peuvent tuer d’un seul coup. Et quand deux factions rivales s’opposent, personne (ou presque) ne meurt ou n’est grièvement blessé.  Et c’est exactement ce qui se passe ici.

Le vieux lecteur de comics que je suis aura apprécié le duel psychique (emprunté à l’époque Chris Claremont et John Byrne), mais était-il nécessaire de faire intervenir l’entité qui intervient à la fin du combat? Je ne sais pas.

Ce qui est certain, c’est que niveau continuité, la franchise X-Men demeure un véritable casse-tête. On le sait, la chronologie comics n’a jamais été respectée, l’importance de certains personnages a été niée ou amplifiée selon les désirs du studio (Fox) et les deux trilogies (2000-2006 et 2011-2016) s’annulent ou se contredisent, tout en se croisant.

Mais pourtant, à la différence d’autres franchises (Avengers, Thor, Spider-Man et Iron Man en tête), celle des X-Men possède ce petit supplément d’âme qui fait qu’on veut se sentir concernés par le sort de cette bande de freaks (ou de losers comme ils s’appellent), leur statut de mutants en faisant des êtres à part que l’on veut voir en sûreté et libres de vivre leurs vies. C’est ce qui fait toute la différence, les X-Men ne protègent pas le monde contre des menaces extra-terrestres qu’ils ont attiré ici ou qu’ils ont crées, ils se protègent de leur propre monde. Normal donc que l’on puisse se montrer bienveillant envers leurs aventures alors que l’on ne pardonne plus les errances morales et éthiques de leurs illustres camarades des studios Marvel. Si Fox pouvait juste faire de meilleurs films (Fantastic Four avait du potentiel avant d’être saccagé par la production), ce serait encore mieux. L’année prochaine peut-être…

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