PARADISE LOST

Groupe revenu de tout, Paradise Lost doit beaucoup au charisme de son chanteur Nick Holmes, principal compositeur des textes et Greg Mackintosh, guitariste extraordinaire au style très propre et compositeur de la musique. Ils sont d’ailleurs les deux principaux compositeur du groupe depuis ses débuts.
Après avoir popularisé le death  et le doom métal au début de sa carrière, via des albums cultes tels « Lost Paradise » (1990), « Gothic » (1991) ou encore « Shades Of God » (1992), Paradise Lost est devenu l’un des pionniers du gothic metal, repoussant les limites de sa musique en innovant constamment, s’entourant de collaborateurs de tous les horizons musicaux pour faire de chacun des ses albums une nouvelle aventure, prenant ses fans par surprise à chaque fois et laissant la critique spécialisée dans l’embarras, cette dernière ne pouvant plus se référer à ses anciennes productions pour émettre un quelconque avis tranché.
Œuvrant à la fin du siècle dernier dans une synth pop (« Host » en 1999) à la Depeche Mode, le groupe a depuis laissé ses cheveux repousser pour revenir à certains de ses premiers amours, tout en maintenant le côté gothic présent dans sa musique. Des  albums comme « Believe In Nothing » (2001) ou « Symbol Of Life (2002) vont dans ce sens tout en préservant un peu de la retenue de la période « Host ».
Cette façon de procéder à rendu le groupe plus populaire et lui a donné une respectabilité universelle, mais les ventes n’ont pas été à la hauteur de la prise de risque et Paradise Lost semble aujourd’hui considéré comme un groupe de seconde division, alors qu’il dépasse de plusieurs têtes nombre de formations superstars (oui, vous savez de qui je parle).

Avec « In Requiem » sortit en 2007, le groupe du Yorkshire signa un nouveau classique, les vocaux de Holmes rappelant ceux de la période  »Icon ». Suivit  »Faith Divide Us Death Unite Us » en 2009, considéré comme son grand retour aux ambiances gothiques qui firent sa légende.

Sous sa pochette art nouveau,  »Tragic idol » (2012), bien que plus mélodique que son prédécesseur, s’inspirait beaucoup de vieux albums de doom metal. A noter que l’année suivante, une compile d’inédits nommée  »Tragic Illusion 25 » arriva dans les bacs pour célébrer les 25 ans du groupe.

Avec  »The Plague Within » (2015), le groupe signait son quatorzième et pour l’instant dernier album à ce jour, revenant à ses racines death et doom, tout en conservant ses sonorités gothiques, unique constante depuis le début de sa carrière.

Ayant réussi à garder une relative stabilité dans son line-up (si ce n’est quelques changements de batteurs) et ayant su proposer au cour de sa longue carrière une discographie aussi puissante qu’évolutive, Paradise Lost demeure aujourd’hui un bien bel objet de culte pour ses fans, certainement les plus comblés artistiquement.

http://www.paradiselost.co.uk/

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