COUNTING CROWS

 

Cause perdue pour le rock depuis longtemps (la faute à trop de pop songs sucrée et de bons sentiments mal placés), Counting Crows a su retrouver  sa superbe sans  même s’en rendre compte.
C’est en 1993 que le groupe débarque en grandes pompes sur les ondes.  Avec « Mr. Jones » et un premier album bouleversant, mélange assez subtile de folk-rock et de pop. Un second vient confirmer  le potentiel hautement  fréquentable du groupe mené par la voix d’écorché vif d’Adam Duritz. Puis un live vient couronner le  succès
de ces honnêtes raconteurs d’histoires. Et puis c’est la dégringolade.
Galvanisé par la joie de vivre, le troisième album, positif en diable et dégoulinant de bons sentiments, rate totalement le coche,  s’étalant dans une complaisance très
racoleuse et  franchement FM.  On est très loin de « Round Here », »Children In Bloom » ou « Raining  in Baltimore ».
Vont suivrent quelques années de très très mauvaises chansons, faisant du groupe
une espèce de cause perdue, genre Hootie & The Blowfish et ce genre de formations abominables qui passent en boucles sur les ondes américaines.
L’album « Hard Candy » remontera un peu le niveau en 2003, mais pas suffisamment pour que l’on se remette sérieusement à écouter le groupe.
Il faudra en passer par l’exercice de l’album live de 2006 pour enfin redécouvrir le beau répertoire des Counting Crows, les classiques intemporels se disputant aux quelques perles pondues en cours de route.
Ne restait plus qu’à nous donner un vrai grand disque digne de ce nom. Et ce sera en 2008 avec « Saturday Nights & Sunday Mornings », coup de pied salvateur dégagent une puissance sombre et belle à la fois.  Dès « 1492 » jusqu’au final de « Come Around », Counting Crows y retrouvait sa superbe couleur d’automne en redevenant ce magnifique groupe américain qui nous faisait taper du pied en pleurant dans notre bière. L’aventure pouvait donc continuer de plus belle.
Le groupe sortit un album de reprises en 2012 ( »Underwater Sunshine ») qui reçut des avis mitigés, puis redressa la barre en 2014 avec l’exceptionnel  »Somewhere Under Wonderland », considéré par beaucoup comme leur plus grand album à ce jour.
Groupe intemporel pour certains, grotesque décalque de Bob Dylan & The Band, Van Morrison ou encore R.E.M pour d’autres, Counting Crows demeure une force musicale inouïe qui s’apprécie véritablement en live.
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