THE LAST SHADOW PUPPETS  »THE AGE OF UNDERSTATEMENT »

Alors que leur second album est enfin dans les bacs après presque une décennie d’attente, il m’a semblé bon d’exhumer la vieille chronique inachevée de leur premier effort collectif. Rappelez-vous, c’était il y a déjà huit ans.
Il n’est désormais plus utile de présenter Alex Turner en 2016, brillant leader des Arctic Monkeys, sensationnel pop band anglais découvert grâce aux fans de son Myspace (qui oui, existe encore on ne sait trop pourquoi) et signé peu de temps après avec le succès de folie que l’on sait, enchaînant les albums parfaits les uns derrière les autres en remplaçant au passage Oasis dans les cœurs de tout le Royaume-Uni.
Quand au second larron, Miles Kane, il est encore un peu  nécessaire de faire les présentations, son groupe The Rascals n’ayant  vraiment pas du tout atteint la reconnaissance à laquelle il aspirait, splitant après un album, tandis que le jeune homme entamait une brillante carrière solo, devenant même la sensation du moment le temps de quelques singles admirables.
Mais revenons au début du projet. C’est durant une tournée commune de leurs groupes respectifs qu’une drôle d’idée à germé dans les esprits des deux garçons: enregistrer à l’ancienne, un disque magnifique, dramatique et définissant la pop-music britannique.
Mission réussie en écoutant la collection de pop songs d’un autre temps de « The Age Of Understatement », que beaucoup ont déjà qualifié comme le seul véritable chef d’oeuvre de la pop anglaise des années 2000. Ce qui, au passage, fera plaisir aux gars de Kasabian.
Et c’est vrai que rien qu’au niveau de la production, le son est d’une perfection rarement entendue ces dernières années, presque intemporelle, le disque sonnant comme le meilleur de Scott Walker, Serge Gainsbourg, sans oublier une petite touche de Enni Morricone pour le côté musique de films. Le meilleur de Londres et Liverpool en quelque sorte et, sans doute, la tentative la plus probante de tirer la musique pop vers le haut depuis les enregistrements de The Divine Comedy de Neil Hannon.
A celles et ceux qui ne pigeraient pas le propos,on rappellera juste que ce que diffusait MTV à l’époque n’était pas de la pop mais de la musique de divertissement, de la variété internationale tout au plus (ce qui n’a pas vraiment changé une décennie plus tard). Rien
à voir avec cette utopie de pop déposées à nos oreilles et que nous ne méritons probablement pas.
Evidemment,  »The Age Of Understatement » est arrivé directement numéro 1 des charts britanniques. Ce sera le même cas huit ans plus tard avec son successeur.
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