QUEEN EMERALDAS DE LEIJI MATSUMOTO

Kana a fait très fort ces dernières années en proposant enfin au public français les œuvres les plus mythiques du grand Leiji Matsumoto, connu bien trop souvent et simplement comme le papa d’Albator (Harlock) ou le vieux monsieur qui a collaboré avec Daft Punk sur les clips de leur album  »Discovery » (et qui donnera lieu au film  »Interstella 5555 »).

Comme on pouvait s’en douter, Leiji Matsumoto est bien plus que ça. Né en 1938, assistant de Osamu Tezuka (Astro Boy, Black Jack, etc.) en 54 et publiant ses premiers mangas trois ans plus tard jusqu’à aujourd’hui, cet artiste ne pouvait qu’inspirer les animateurs et autres créatifs de son pays, ne cessant jamais de créer, même quand il revenait sur ses créations les plus célèbres, ne se souciant jamais d’une quelconque continuité (sa marque de fabrique).

Faisant plus de 800 pages, cette intégrale de l’alter ego féminin d’Albator (crée en 1975) vient rappeler que Leiji Matsumoto a toujours privilégié les femmes fortes dans son travail, leur donnant la plupart du temps des rôles actifs et très éloignés des victimes en jupettes que l’on trouvait la plupart du temps chez ses collègues.

A bord de son Queen Emeraldas (un vaisseau spatial à la forme de dirigeable avec un galion comme nacelle), la femme pirate combat elle aussi pour sa liberté mais, à la différence de Albator, ses motivations personnelles sont un peu plus floues, sa misanthropie se révélant meurtrière quand on lui manque de respect ou qu’on cherche à l’asservir. Comme elle dit si bien: Je suis Emeraldas.

Même s’il s’en défend, Leiji Matsumoto a clairement fait de son héroïne une féministe flamboyante, ne répondant ni devant Dieu et encore moins devant les hommes, n’accordant son amour qu’à un seul d’entre-eux: Tochirô Ôyama.

Compilant toutes ses aventures, séries, mini-séries, one-shots et inédits (plus quelques illustrations rares), ce volume, superbement illustré, proposant une mise en pages extraordinaire, des personnages attachants et des aventures passionnantes, est un indispensable pour tout amateur de mangas de science-fiction. Du très très grand art.

En bonus, une interview passionnante du maître concernant le travail de restauration effectué pour l’édition intégrale japonaise en 2009.

http://www.kana.fr/leiji-matsumoto-a-son-site-officiel/#.Vz39R5GLTIV

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