THE LAST SHADOW PUPPETS  »EVERYTHING YOU’VE COME TO EXPECT »

Dès les premières notes du magistral  »Aviation », le titre de l’album prend tout son sens. C’est comme si les huit années qui séparent  »The Age Of Understatement » de  »Everything You’ve Come To Expect » venaient de s’effacer d’un claquement de doigt ou d’un coup de baguette magique, nous ramenant directement en 2008.

Poursuivant les retrouvailles avec le délicat  »Miracle Aligner » pour se poursuivre avec un plus langoureux titre nommé  »Dracula Teeth » qui semble tout droit sortit des seventies, l’album ne ment décidément pas sur son contenu. C’est d’ailleurs un peu la qualité principale ainsi que la limite établie par le projet d’Alex Turner et Miles Kane, nos désormais trentenaires continuant de proposer une musique qu’ils n’ont jamais vraiment connue et encore moins vécue, étant nés les deux en 1986.

On pourrait trouver tout cela un peu pompeux et inutile si nos deux lascars n’étaient pas également le chanteur des Arctic Monkeys et le chanteur de The Rascals, deux formations anglaises (surtout la première, Miles Kane étant en solo désormais) ayant passablement réveillé le rock anglais à la fin de la dernière décennie.

Néanmoins, si l’amateur de mélodies rares et d’harmonies sophistiquées (sans compter ces arrangements de malade) y trouvera son compte, ce nouvel album ayant été une fois de plus produit comme une pièce d’orfèvrerie, il faut tout de même reconnaître  (après plusieurs écoutes attentives) qu’il peine à retrouver l’état de grâce de son prédécesseur, tournant quelque peu en rond en nous proposant des titres qui, sans décevoir, n’arrivent pas totalement à emporter notre enthousiasme. L’ensemble reste d’une classe sidérale, mais ce n’est plus aussi accrocheur et excitant que par le passé.

La faute? C’est idiot, presque une fatalité car il est bien question de l’âge des exécutants. Nos deux jeunes surdoués de 22 ans ont laissé la place à de beaux jeunes hommes qui jouent désormais aux caïds sur les photos de presse en essayant vainement de paraître plus âgés qu’ils ne sont. De là à dire que c’est plus par leur attitude que par leur âge qu’ils ont échoué (le terme est un peu fort) à faire de ce second opus une cathédrale sixties, c’est un raccourci que je ne m’hasarderai pas à prendre; surtout au vu de la médiocrité crasse de la concurrence actuelle. Même à 50% de leurs capacités, The Last Shadow Puppets demeurent bien au dessus de la mêlée.

http://www.thelastshadowpuppets.com/

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