LES VIEILLES RÉCLAMES DE MARVEL COMICS

 

Collectées ci-dessous, de vieilles publicités des années 60-70 présentant les comic-books du jeune éditeur Marvel (anciennement Timely puis Atlas) ou quand des héros improbables faisaient leur première apparition dans des fascicules mal imprimés et sans la certitude d’êtres encore là quelques mois plus tard. Souvent réalisées à la main à l’aide de ciseaux, de tip-ex et d’une photocopieuse, ces réclames vintage et bon marché possèdent tout le charme désuet d’une époque où il suffisait d’assembler quelques éléments pour créer de toute pièce ce qui aujourd’hui coûterait des milliers de dollars en passant par une agence de communication.

ffad

La notion de respecter l’intelligence du lectorat ne date pas d’hier et qui mieux que les Quatre Fantastiques pour la mettre en pratique?! En tout cas pas l’actuel boss de Marvel qui a arrêté la publication de la série en 2015 en représailles contre Twentieth Century Fox qui possède les droits cinématographiques de la franchise.

Les westerns avaient encore la côte dans les années 60 et c’était en grande partie grâce à Marvel et à sa galerie de flingueurs haut en couleurs. Et les contributions artistiques de Jack Kirby, John Severin, Don Heck ou encore Gil Kane demeurent un régal.

marveluniversead

En plein boum artistique et commercial, Marvel décida de mettre de côté la modestie afin d’assurer sa première place du podium durant les sixties. Une manière de faire jugée agressive par la concurrence mais qui se révéla payant au delà de toutes les espérances, Marvel dépassant en ventes le leader DC beaucoup trop conservateur.

Le retour de Jack Kirby chez Marvel après son départ pour DC ne fut pas aussi flamboyant que ses récentes créations, mais leur impact dure encore de nos jours, les quelques séries éphémères crées à cette époque étant toutes devenues d’immenses classiques et The Eternals ne fait pas exception à la règle.

hulkad

Annulé après une poignée de numéros, l’incroyable Hulk bénéficia d’un soutien inattendu du lectorat, ce qui lui permit de faire son come-back  quelque temps plus tard avec le succès que l’on connait. Quand aux heureux possesseurs du premier épisode (en excellent état), ils ont pu arrêter de travailler.

spideyironmanad

Deux héros qui auront eu leur numéro un avec du retard, Spider-Man ayant débuté dans Amazing Fantasy 15 tandis que Iron Man attendra des années dans les pages de Tales of Suspense. Leurs premières apparitions sont désormais rentrées dans l’histoire.

Sur le  modèle de la distinguée concurrence, Marvel se lança à son tour dans l’horreur dans les années 70, donnant lieu à quelques classiques, tels Tales Of The Zombie, Werewolf By Night, Tomb of Dracula ou encore Man Thing.

furyad

Le Nick Fury original a connu bien des aventures avant que son double d’un monde parallèle ne le remplace dans la conscience collective grâce au cinéma. Pour Dr. Doom, on attend toujours de voir une version digne de ce nom, les quatre films Fantastic Four ayant merdé à chaque fois la transposition sur grand écran du terrible monarque.

xmen1ad

Les annuels… souvent une bonne excuse pour rallonger la pagination (ainsi que le prix) et republier des vieilles histoires. Et pourquoi montrer les X-Men alors que le logo suffit à les rendre mystérieux?! C’est pas comme si cette série allait rencontrer un succès considérable durant un demi-siècle…

Pourquoi perdre du temps à communiquer sur un seul titre alors que l’on peut mettre en avant ce qui fait la grandeur de l’éditeur et montrer par l’image sa fabuleuse diversité?! Le pouvoir de l’image poussé à son paroxysme.

Après une première annulation faute de ventes suffisantes (!!!), le sort de nos mutants favoris n’était de loin pas assuré, mais le talent du trio constitué de Chris Claremont, John Byrne et Terry Austin en a fait une locomotive éternelle!

wolverinead

Première apparition du hargneux Canadien dans The Incredible Hulk, bien loin du personnage complexe et torturé qu’il deviendra dans Uncanny X-Men et une mini-série à son nom la décennie suivante.

L’époque révolue où on regardait le cartoon de Spider-Man ou des Quatre Fantastiques parce qu’on lisait leurs aventures tous les mois. Maintenant, les enfants ne savent même pas que leurs héros du petit écran existent depuis des décennies en format papier.

greengoblinad

D’un côté Steve Ditko, de l’autre Jack Kirby. Durant les premières années de Marvel, ces deux-là n’ont cessé de rivaliser d’inventivité en pur génies qu’ils étaient, faisant la fortune de l’éditeur tout en n’étant payés que comme de vulgaires salariés.

Encore un exemple de réclame groupée, les noms des séries et un bon gros slogan suffisant à vendre du rêves à toute une génération de lecteurs avides de super-héros.

Littéralement chaque mois, on ressortait les mêmes adjectifs pompeux, les mêmes phrases définitives promettant aux lecteurs des chefs d’œuvres indépassables. Et le plus beau, c’est que c’était souvent le cas. Les années 60 furent magiques pour Marvel.

Pour avoir vu le résultat final (dégueulasse même pour l’époque), mieux valait des illustrations que des photos pour vendre ces poupées difformes aux kids.

Merci à Roy Thomas qui, malgré le premier refus de Stan Lee, convainquit ce dernier de publier un comic sur Star Wars, sauvant du même coup Marvel d’une faillite imminente (qui arriva une bonne décennie plus tard)

Qui de mieux que l’homme-araignée (et un vieux flippant à casquette ressemblant à Odin) pour vendre des cannes à pêche?! Et ce n’est pas la pire que j’aurai pu mettre.

Tout comme Rom Spaceknight, Micronauts était inspirée par une ligne de jouets, ce qui n’empêcha pas Bill Mantlo et Michael Golden d’en faire un classique! Le titre appartient désormais à IDW, tout comme Rom Spaceknight.

Biberonés aux comics américains, les petits anglais eurent même droit  (via Marvel UK) à leur propre super-héros national en la personne de Captain Britain.

On termine avec une vieille réclame des années 40  pour la série Marvel Comics, alors que l’éditeur s’appelait encore Timely, devenant Atlas dans les années 50 pour enfin faire la seule transition possible dans les sixties et devenir le Marvel que l’on connait aujourd’hui.

THE END

Enregistrer

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s