TU TE SOUVIENS DE MUNDY?!

Il y a vingt ans pile, en 1996, un jeune gars du nom de Mundy signait un single folk-rock impeccable:  »To You I Bestow » figurant sur le soundtrack du film Romeo + Juliette (perdu entre Garbage, Everclear, The Cardigans, Radiohead ou encore Stina Nordenstam). Profitant de ce buzz savamment préparé, sa maison de disque (Epic Records) avait sortit la même année son premier album ( »Jelly Legs »), une collection de tubes en puissance qui promettaient la lune. Mais rien ne se passa.

Baignant en pleine brit pop, votre serviteur (frôlant le quart de siècle) ne pouvait que succomber à la gouaille canaille de ce jeune irlandais plein de fougue. Achetant l’album  (j’avais déjà le soundtrack à cause du titre de Garbage), je tombais littéralement sous le charme de ce songwriter de vingt ans et digne successeur de Van Morrison (que je ne connaissais pas encore),  »Jelly Legs » étant bardé de classiques démentiels tels  »Life’s A Sinch »,  »Reunion » et surtout  »Gin & Tonic Sky », une bombe émotionnelle qui aurait certainement fait décoller sa carrière si elle avait été éditée en single.

Hélas, Epic Records décida que 50000 albums vendus n’étaient pas suffisants pour investir dans un artiste sans avenir et retarda durant des années jusqu’à son annulation  »The Moon is a Bullethole », second album du jeune prodige, remerciant au passage ce dernier.

Attendant en vain ce second album, guettant la moindre news dans la presse musicale, je finis par abandonner d’avoir de ses nouvelles, les médias ne parlant plus de lui et internet n’étant pas encore la mine d’informations qu’elle est aujourd’hui.  »Jelly Legs » resta ce disque unique que j’écouta jusque dans les années 2000, l’oubliant quelque peu jusqu’à la semaine dernière où, sous le coup d’un grand dépoussiérage de printemps de ma discothèque (et la création d’une wantlist), je retombe dessus.

Ma console de jeux étant branchée sur internet, je tapais le fameux titre que j’avais écouté tant et tant de fois depuis deux décennies, à savoir:  »Gin & Tonic Sky »; tombant sur une vidéo live de 2008 qui résonna comme jamais au travers des enceintes de mon téléviseur.

Quelle claque. Huit minutes de bonheur intégral. Cette version épique, bouleversante et grandiose, se terminant en chaos (KO?!) sonique digne de Neil Young et de son Crazy Horses. Ma copine peut en témoigner, j’ai bien dû écouter dix fois ce live dans la journée, ainsi que les autres versions qui étaient disponibles.

Mon héros de 1996 était donc toujours en activité, debout et combatif. Il avait aussi pris de la bouteille, le petit gars maigrelet ayant laissé la place à une sorte de cow-boy irlandais. Toujours ce regard vif comme une lame mais avec des joues bien pleines.

Une rapide recherche sur le web et je découvrais que Mundy, après avoir voyagé et réfléchi à la possibilité de continuer sans label, avait finalement monté le sien (Camcor Recording) et sortit son disque refusé dessus, ainsi que plusieurs autres (et des albums live) qui ont tous été des triomphes dans son pays et au Royaume-Uni, le bonhomme étant une star en Irlande, adoubé par la scène musicale en place et reconnu comme un songwriter d’exception.

Comme quoi, il est parfois bon de se pencher sur certains one-hit wonders de sa jeunesse. Quand à moi, il ne me reste plus qu’à rattraper le temps perdu en me procurant au plus vite les albums de cet extraordinaire artiste.

http://mundy.ie/

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