STAR WARS

1977. Il n’y avait pas encore de numérotation, pas d’épisode IV et encore moins de Nouvel Espoir (il faudra attendre 1981 et la ressortie du film en salles pour ça). Star Wars n’était encore que Star Wars, un film de S.F. en lequel peu de personnes croyait et qui allait exploser le box-office mondial, devenant un véritable phénomène de société et la franchise cinéma la plus lucrative de tous les temps.

Fraîchement sorti de mes deux visions du Réveil de la Force à la suite, c’est avec une énergie renouvelée que je me dirige d’un pas soutenu en direction de la Cinémathèque pour retrouver une bande d’ami(e)s également  habités par la force. Evidemment, on parle du film de J.J. Abrams, glorifiant le réalisateur pour ce presque sans-faute qui redonne enfin à la saga un véritable sens. Mais j’en parlerai lors d’un article car il y a bien trop à dire.

Une fois dans la salle, nous attendons avec fébrilité que les lumières s’éteignent, redoutant que le film puisse être l’infâme version spéciale remontée de 1997, Disney protégeant les droits de la version originale pour la ressortir dans le futur.

Mais dès les premières secondes, le doute n’est pas permit, c’est bel et bien la pellicule d’époque qui nous est projetée, avec ses rayures, ses coupures, ses brûlures de cigarettes et son sous-titrage partiel! Hallelujah!

Comme pour Alien, quelques semaines plus tôt dans la même salle, il y a comme un sentiment d’accomplissement à redécouvrir Star Wars dans une vieille copie d’époque, c’est un peu comme si l’on rattrapait quelque chose du passé, que l’on remplissait un trou laissé derrière soi il y a bien longtemps. Et il n’y a que le cinéma qui peut faire ça. Ça ne marche pas avec un livre ou un disque.

Alors voilà. On est en train de mater Star Wars version 1977 et tout est là, même les trucs qu’on avait oublié, comme le fait qu’on y parle de la Guerre des Clones ou que le Faucon Millénaire était déjà considéré comme une épave.

Le Réveil de la Force oblige, on est obligés de faire des parallèles avec les acteurs d’origine. Alors oui, Carrie Fisher est celle avec qui les ans ont été le plus cruel et retrouver les aigus dans la voix de la jeune princesse Leia est aussi émouvant qu’un peu triste. Quelle princesse elle fut!

Pour ce qui est de Harrison Ford, l’acteur le plus exposé de la saga depuis quatre décennies, le retrouver en Han Solo quadra relève presque du normal. Avec ses longs cheveux et sa tenue de flibustier, Ford demeure Solo à toutes les époques. Ses répliques acides à l’encontre de ses contemporains, son attitude de vaurien au grand cœur, etc. Oui, rien n’a vraiment changé.

Quand à Mark Hammill, je me réserve pour la chronique de l’Episode VII, mais dieu qu’il était jeune. La vision cinéma ne fait qu’accentuer ses traits juvéniles.

L’édition spéciale n’étant pas complètement effacée de nos mémoires, notre cerveau fait le travail inverse en visualisant les ajouts numériques absents de la première édition. Un jour peut-être, on finira par complètement oublier cette absurdité inutile voulue par George Lucas.

L’attaque de l’Etoile Noire demeure près de quarante ans après comme une vision de ce qu’allaient être les jeux vidéos dans les prochaines décennies, tout comme la scène de fin avec les médailles (écourtée de plusieurs secondes du fait de la pellicule manquante, ce qui a bien fait rire la salle) qui semble être une récompense ludique plutôt que la conclusion d’un film. Puis le générique de fin déboule avec la musique toujours aussi incroyable de John Williams. On a de nouveau dix ans.

Pour la deuxième fois (troisième pour moi ) de la journée, nous sortons de la salle une nouvelle fois émerveillés et quelques peu hébétés par cette incroyable expérience immersive, tellement contents d’avoir pu visionner la copie d’époque de ce film fédérateur. Il est temps d’aller boire des verres et d’analyser ce qui vient de nous arriver. Une chose ne sera pourtant pas discutée, le fait que décembre 2015 restera comme le mois et l’année où Star Wars a ressuscité pour de bon.

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