KAMAKURA DIARY

Alors que le studio Ghibli a décidé d’arrêter la production de ses films d’animations (faisant suite à la décision de Hayao Miyazaki de prendre sa retraite), un film live vient nous rappeler que le cinéma japonais n’a pas attendu Omoide Poroporo pour nous raconter de belles histoires simples d’êtres humains au milieu de la nature.

Avec Kamakura Diary (littéralement Le Journal de la ville de la mer), Hirokazu Kore-Eda transpose en live le josei manga de Akimi Yoshida (publié chez Kana).

Se passant à Kamakura (une petite bourgade en bord de mer), l’histoire nous raconte comment trois sœurs inséparables de plus de vingt ans, rencontrent pour la première fois leur petite sœur de 14 ans à l’occasion de l’enterrement de leur père commun (ce dernier ayant refait sa vie ailleurs avec une autre femme). Tombant sous le charme de la jeune Suzu , Sachi, l’aînée (la belle Haruka Ayase), lui propose de venir vivre avec elle et ses sœurs Yoshino (l’ingénue Masami Nagasawa) et Chika (la fantasque Kaho) dans leur grande maison de Kamakura. Cette dernière, visiblement malheureuse, accepte spontanément et emménage chez elles peu de temps après.

La suite de l’histoire se déroule au gré du temps qui passe, de ces petits moments de vie qui jalonnent la vie commune de ces quatre sœurs que l’on rêverait d’avoir. La cuisine prend une place importante dans leurs rituels, tout comme la distillation d’alcool de prunes qui sert à fêter leurs succès ou à effacer leurs déboires amoureux, les garçons (et le défunt papa) étant plus souvent une source de préoccupations que de réjouissance. D’autres personnages viennent se greffer autour des quatre sœurs, comme la patronne d’une buvette et son cuistot, la grande tante et la mère des trois plus grandes, ce qui donnera prétexte à quelques petites querelles familiales mettant en lumière tout le passif et les non-dits entre-elles.

Surtout, malgré les petits soucis quotidiens de certains personnages, il se dégage de Kamakura Diary un souffle vivifiant et une qualité de vie que l’on serait bien fou de vouloir remettre en question. Un peu comme dans les films du studio Ghibli, les personnages vivent dans un monde qui n’a pas encore tout sacrifié à la technologie. Ici, personne ne parle en regardant la télé ou ne mange en tapotant sur son téléphone portable. A la place, on apprend à manier une canne à pêche ou l’on découpe des bouts de papier pour décorer un paravent, et surtout on mange tout le temps de la nourriture préparée avec amour!

Le quatuor d’actrices qui compose le casting principal du film est tout bonnement formidable. A aucun moment on ne se dit qu’elles ne sont pas sœurs. Chacun y trouvera sa préférée (moi c’est Kaho car je le trouve un peu folle et très sexy sous ses airs de femme enfant).

Beau comme la tristesse des femmes, Kamakura Diary est avant tout un hymne à l’amour entre sœurs et un film qui fait du bien à l’âme. Courez-y vite avant qu’il ne soit plus à l’affiche!

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