MARVEL ESSENTIAL (PARTIE 2) N-Z

Cover for Essential Warlock (Marvel, 2012 series) #1

On continue avec la deuxième et dernière partie de cette rétrospective de la défunte collection Marvel Essential, la plus intéressante pour différents problèmes d’éditions qui seront énumérés en fonction des titres concernés.

Nova, jeune héros cosmiques des années 76 à 79 se voit ici collecté intégralement en un seul volume, un bon prétexte pour apprécier le dessin du dessinateur de The Flash, Carmine Infantino.

J’inclue  ici les Official Handbook of the Marvel Universe, bien que ce ne soient techniquement pas des comics mais des fiches alphabétiques de personnages. Entre les updates, les deluxe et autres master editions, il faudra compter huit éditions pour compléter cette encyclopédie désormais totalement obsolète comme les éditions Atlas de votre grand-père.

Peter Parker, the Spectacular Spider-Man, série parallèle (pauvre aussi) de Amazing, se voit collectée au travers de cinq tomes très dispensables couvrant la période 1976-1986. Véritable collection de seconds couteaux travaillant à la chaîne pour Marvel, cette décennie propose quelques moments sympathiques, ainsi que les débuts d’un certain Frank Miller.

Power Man and Iron Fist n’est rien d’autre que la suite des aventures en duo de ces deux anciens héros en solo. Deux volumes viennent couvrir la période 78 à 82, hélas il manque le troisième qui aurait terminé cette série fort sympathique des deux héros à louer.

Cover for Essential Punisher (Marvel, 2004 series) #3

Quatre Essentials pour The Punisher, ça parait peu mais cela s’explique par le fait qu’il a mit longtemps à obtenir sa série. le premier volume étant quasiment une collection d’apparitions ici et là entre 1974 et 1986, année de sa première mini-série. Les trois volumes qui suivent vont jusqu’à l’année 1992, mais si les débuts furent glorieux (Klaus Janson, Whilce Portacio, Erik Larsen, etc.), les deux derniers volumes, dégueulasses, sont tout juste sauvés par les rares interventions de Mark Texeira.

Et on en arrive à la première sortie de route avec les deux volumes de Rampaging Hulk. Reprenant les comics au format magazines (ainsi que The Hulk!), publiés entre  77 et 81, sans se soucier de l’effet photocopié que va donner des planches peintes en couleurs directes (les premiers et derniers numéros était à la base en noir et blanc, pas le reste), Marvel offre ici des centaines de pages quasiment illisibles, les couleurs épaisses donnant un immonde dégradé de gris virant à l’anthracite, ce qui rend toute lecture quasiment impossible, détruisant au passage le travail d’artistes exceptionnels, tels Alfredo Alcala ou encore Bob McLeod. Visiblement, personne ne s’est donné la peine d’ouvrir ces magazines avant de les saccager de la sorte.

Une unique réédition pour le western Rawhide Kid qui nous permet de voir Jack Kirby exceller (dans un glorieux noir et blanc qui lui va à ravir) en dehors des super-héros. Reprenant la période 60 à 63, alors que le comic dura jusqu’en 79 avec de grandes contributions comme celle de Gil Kane.

Intégrale en un seul tome pour Savage She-Hulk et son court run entre 79 et 81. Rien d’exceptionnel à l’exception du début par John Buscema, une série sans génie.

Vraiment dommage qu’il n’y ait qu’un seul tome du Sgt. Fury par Stan Lee et Jack Kirby car le noir et blanc fonctionne décidément à merveille avec les histoires de guerre.

Cover for Essential Thor (Marvel, 2001 series) #4

Avec le premier volume du Silver Surfer, nous pouvons enfin profiter du run complet de Stan Lee et John Buscema sans les couleurs inadéquates de l’époque 68-70. Seul bémol, à la différence du Punisher, les premières apparitions de Norin Raad (essentiellement dans Fantastic Four) ne sont ici pas collectées. Faisant un bond jusqu’en 82, puis collectant les premiers épisodes de la seconde série en 87-88, le second Essential s’arrête bien trop tôt, faisant l’impasse sur une décennie de publication. Il aurait fallu cinq volumes de plus.

Moins de souci avec Spider-Woman, les deux tomes des aventures de Jessica Drew réunissant l’intégralité de sa première série publiée entre 77 et 83. L’occasion de goûter aux histoires macabres de Archie Goodwin et sa galerie de méchants dignes des pages de Batman. Je n’oublie pas Carmine Infantino et Steve Leialoha qui assurent un graphisme digne des meilleures séries d’horreur. Une série au charme bien particulier.

Un malheureux volume pour Sub-Mariner compilant ses apparitions entre 1965 et 1968. Trois volumes supplémentaires auraient suffit à compléter sa première série depuis la deuxième guerre mondiale, hélas il faudra encore attendre. Pauvre Namor.

L’unique opus de Super Villain Team-Up est une curiosité en soi, regroupant l’intégrale de la courte série consacrée aux méchants de Marvel, plus quelques compléments bienvenus, englobant la période 70 à 80. Une démarche originale mais hélas sans suite.

Un volume également pour l’intégrale de Tales of the Zombie, soit les aventures de Simon William Garth (publiées entre 73 et 74), sorte de créature de Frankenstein, la plupart du temps sur des histoires de Steve Gerber. Adulte et étonnamment noir pour Marvel.

Cover for Essential Classic X-Men (Marvel, 2006 series) #3

Sept beaux Essentials pour Thor, soit l’intégrale de l’ère Stan Lee et Jack Kirby avec leurs Tales from Asgard, ainsi que la période John Buscema dont il manque ici seulement une poignée d’épisodes. 1962 à 1978 quand même. Par Odin, quelle saga!

Entre 72 et 80, Marvel publia The Tomb of Dracula par Marv Wolfman et Gene Colan. Cette série fait aujourd’hui encore référence par son côté adulte et la personnalité véritablement maléfique de son personnage principal, égal à sa légende littéraire. Que Marvel ai décidé de censurer la nudité de la série originale dans les opus 3 et 4 de cette intégrale demeure encore la plus grosse bourde de ces rééditions pourtant somptueuses en noir et blanc.

Autre intégrale, le volume unique de Warlock, véritable messie cosmique qui, de 72 à 77, brilla de mille feux avant de mourir en martyr, sublimé par le génie de Jim Starlin, l’homme qui allait bientôt tuer Captain Marvel.

Pas grand chose à sauver dans les deux volumes de Web of Spider-Man, la série la plus misérable du tisseur de toiles. Reprenant la période 85 à 87, cette piteuse série propose bien quelques épisodes dessinés par Kyle Baker et le crossover Kraven’s Last Hunt mais c’est bien peu.

Cover for Essential Wolverine (Marvel, 1996 series) #7

Couvrant l’intégralité de la série Werewolf by Night publiée entre 72 et 76, ces deux tomes alternent la qualité comme la médiocrité. Les années 70 furent assez mitigées pour l’éditeur, ses nouveaux collaborateurs n’ayant pas toujours le talent et la classe de ceux des années 60.

Succès cinéma oblige, Wolverine aura eu droit à sept Essentials reprenant sa première série entre 1988 et 2000 en manquant de peu de la compléter. Mais il manque hélas plus que ça. Aucune trace de sa première mini-série, ainsi que des nombreuses apparitions de Logan dans Marvel Comics Presents. Mais le pire est que les deux derniers volumes ont eu droit à une rénovation bien inutile, les comics en noir et blanc étant colorisés avec des dégradés de gris particulièrement dégueulasses, rendant la lecture pour le moins inconfortable. Un beau gâchis.

Cinq volumes pour X-Factor, soit les nouvelles aventures des X-Men originaux. Compilant les années 86 à 91 juste avant l’arrivée de la nouvelle équipe créatrice et du nouveau groupe. Hélas, à nouveau, la colorisation grise vient tout gâcher sur les deux derniers tomes.

Cover for Essential Peter Parker, the Spectacular Spider-Man (Marvel, 2005 series) #4

On termine avec X-Men et ses 11 opus qui reprennent les aventures de la seconde équipe historique de 1975 à 1992, soit la totalité du run légendaire du scénariste Chris Claremont, le dernier volume rééditant les trois premiers épisodes (et derniers de Claremont) de la troisième série X-Men. Il y a donc toute la période John Byrne, Paul Smith, Dave Cockrum, John Romita Jr, Marc Silvestri et presque toute la période Jim Lee. Seule ombre au tableau, l’usage de la colorisation grise qui vient ruiner cette intégrale parfaite de Claremont sur ses deux derniers opus.

Bien entendu, cette colorisation merdique a été décidée en 2012, soit une année avant de couler la collection, le grand patron de Marvel ayant déclaré que ces comics devaient être republiés en couleurs, oubliant au passage que sa collection Essential prenait souvent plusieurs mètres linéaires dans chaque comic-shop la distribuant (à 20 dollars le volume, tu m’étonnes!), faisant une pub immense pour Marvel de par sa visibilité aussi évidente que le nez au milieu du visage. Ou l’art de se tirer une balle dans le pied. Connard de décisionnaire…

Deux ans plus tard, la politique de réédition de Marvel stagne, l’éditeur ayant crée une nouvelle collection (visuellement assez moche) nommée Epic  et dont le but est de publier à long terme l’intégralité de ses plus grandes séries en volumes couleurs de 500 pages. Seul souci, la plupart de ces rééditions (à 35 dollars pour le coup) sont des doublons d’autres collections (Masterworks, Essentials, Omnibus et des tas de trade paperbacks sortis depuis deux décennies). Mais le plus ridicule. c’est que ces bouquins sont publiés dans le désordre le plus total, avec la plupart du temps des trous de plusieurs années entre-eux! Une première dans le monde de l’édition. D’ailleurs, il semblerait que Marvel se soit rendu compte de sa bourde, la collection Epic ayant quelque peu ralentit son planning de sorties pour 2016

Il serait peut-être temps de relancer la collection Essential… ainsi qu’une autre collection, la plus belle de toutes, dont je parlerai la prochaine fois!

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