MARVEL ESSENTIAL (PARTIE 1) A-M

Cover for Essential Moon Knight (Marvel, 2006 series) #3

Je continue ici ma petite série d’articles sur les collections de rééditions de comics avortées avant l’heure. Petite particularité avec les Marvel Essential car il s’agit ici de la seule collection du genre qui, si elle n’avait pas été stoppée pour une raison stupide, aurait peut-être pu réussir, à plus ou moins court terme, à offrir l’intégrale des plus grandes séries de son éditeur, à savoir Marvel Comics. Lancée en 1996 sous un design particulièrement laid, elle proposait des recueils en noir et blanc (optimisant paradoxalement certaines séries gâchées à l’époque par des couleurs criardes et inadéquates) d’environ 600 pages reprenant plus de deux ans de continuité de ses séries les plus connues. Devant le succès de la collection, le design fut totalement repensé en 2001, corrigeant au passage quelques erreurs ou omissions de certaines éditions. En 2005, sous le même design, ce sont les illustrations de nombreux volumes qui furent changées à leur tour. Inconsistant à garder une continuité après plus d’une centaine de volumes publiés, Marvel changea une troisième fois le design de sa collection en 2008 afin de rééditer l’entièreté de ses titres, supprimant les illustrations spécialement faites pour la gamme en les remplaçant par des illustrations originales des histoires publiées. Evidemment, Marvel jeta l’éponge avant d’avoir réédité tous les volumes, au grand désespoir de milliers de collectionneurs dont je fais partie. Vu le nombre de titres publiés, je me contenterai de survoler l’ensemble tout en m’efforçant de donner un avis constructif et plein de bon sens (Les superlatifs à la con vont pleuvoir!).

The Amazing Spider-Man eu droit à onze opus couvrant 1962 à 1984, soit tout le run de Stan Lee, Steve Ditko, John Romita et Ross Andru et quelques autres. L’essentiel est là.

Astonishing Ant-Man eu droit à un volume reprenant l’intégrale de ses aventures dans Tales to Astonish entre 62 et 65. Old school mais totalement fascinant par ses trouvailles graphiques. Mentions spéciales à Dick Ayers et Don Heck.

Avengers connut neuf Essentials, soit de 1963 à 1981, reprenant tout le travail de Stan Lee, Jack Kirby, Don Heck, John Buscema, Roy Thomas, Georges Perez et même John Byrne, proposant un nombre ahurissant de remaniements dans la mythique équipe avant que la direction artistique de la série verse dans la médiocrité.

Un volume également pour Black Panther, couvrant  ses apparitions entre 72 et 77, dont sa première série par Jack Kirby principalement et à laquelle il manque, faute d’un second volume, les cinq derniers numéros.

Captain America aura eu droit à sept tomes, dont le run entier de Stan Lee et Jack Kirby, les fameux épisodes de Jim Steranko, ainsi que le run de Sal Buscema, le tout s’étirant entre 64 et 81. La suite est dispensable.

Les deux Captain Marvel, couvrant 1967 à 1976, reprennent bien tout le travail de Stan Lee et Gene Colan, ainsi que sa seconde époque par Roy Thomas, Gil Kane et Jim Starlin. Hélas, manque les dix derniers numéros magnifiquement illustrés par Par Broderick.

Cover for Essential Fantastic Four (Marvel, 1998 series) #1 [Alan Davis Cover without Sidebar]

Avec ses trois volumes, Classic X-Men reprend la totalité du run initial des premiers mutants de 1963 à 1975 (avec des rajouts dispensables), permettant de redécouvrir en glorieux noir et blanc tout le talent de Jack Kirby, Werner Roth et un petit nouveau qui allait faire parler de lui, un certain Neal Adams.

Un seul essai (jamais réédité) pour Conan the Barbarian, (Marvel ayant perdu les droits au profit de Dark Horse Comics peu de temps après). Cette période allant de 70 à 73 permet de savourer le trait légendaire du jeune prodige Barry Windsor Smith, trop vite remplacé par le non moins prestigieux John Buscema dont on peut apercevoir ici une fraction de sa contribution totale.

Six Essentials allant de 1964 à 1977 pour Daredevil et s’arrêtant juste un peu avant l’arrivée de la révolution menée par Frank Miller, mainte fois rééditée depuis dans tous les formats et éditions possibles. On savourera le travail de Wallace Wood au début et les pages ahurissante de Gene Colan. mention à Bob Brown et les débuts d’encreur de Klaus Janson, futur compare de Miller.

Les deux tomes de Dazzler représentent l’intégrale de l’héroïne disco, publiée entre 80 et 86. Ce n’était peut-être pas nécessaire, même si John Romita Jr dessine le début avant l’arrivée de Frank Springer.

Sept éditions pour The Defenders, soit les Avengers du pauvre (à l’exception de la période Keith Giffen) qui auront quand même duré de 69 à 85. Dommage qu’au 13 derniers numéros manquants, Marvel ai préféré publier deux mini-séries sur Iceman, ainsi que Dazzler et The Beast. A jamais incomplet donc.

Doctor Strange aura eu droit à quatre opus de 63 à 82, soit l’intégrale du run de Steve Ditko ainsi que celui de Frank Brunner et Gene Colan. Là, aussi, il est dommage de constater qu’un cinquième volume aurait complété la collection et permit d’apprécier le travail complet du sacrifié Paul Smith.

Neuf Essentials pour Fantastic Four, soit la période 61 à 79 de l’un de plus grands comics de tous les temps. On y retrouve les cent et quelques mythiques épisodes cosmiques de Stan Lee et Jack Kirby (faits pour le noir et blanc), tout le run de John Buscema et même celui de Georges Perez mais pas John Byrne. Indispensable tout de même.

Cover for Essential Iron Man (Marvel, 2000 series) #3 [Second Printing]

Quatre tomes de Ghost Rider, c’est presque beaucoup vu la qualité de l’ensemble (que même le noir et blanc n’arrive pas à sauver), mais il reste le dessin de Mike Ploog sur quelques épisodes. S’étalant de 72 à 85, cette collection comprend l’intégrale de tête en feu avant son revival au début des années 90.

L’édition unique de l’intégrale de Godzilla est surtout une bonne excuse pour admirer le trait massif de Herb Trimpe, l’éternel dessinateur du Hulk des années 70.

Avec celui de Howard the Duck, c’est surtout l’occasion de goûter à de la véritable subversion dans un comic mainstream, grâce en soit rendu aux défunts Steve Gerber et Gene Colan. Reprenant la période 73 à 78, ce volume oublie lamentablement les quatre derniers épisodes. Mais le noir et blanc appuie le propos du canard au cigare.

Un volume unique également pour The Human Torch, regroupant toutes ses aventures solo parues dans Strange Tales entre 62 et 65. Hautement divertissant, d’autant que Jack Kirby est de la partie!

Sept opus viennent rendre honneur à The Incredible Hulk, couvrant les années 62 à 80. Au menu, Jack Kirby, Steve Ditko, Gil Kane, Sal Buscema et quelques autres légendes pour mieux comprendre à quel point cette série était d’une mélancolie abyssale.

Cover for Essential Daredevil (Marvel, 2002 series) #5

Entre 1974 et 1978, la mode était au kung-fu et ce volume reprenant l’intégrale d’Iron Fist en est un bel exemple. On appréciera les premiers épisodes dessinés par Gil Kane, puis le run de la futur star canadienne, John Byrne!

Cinq malheureux Essentials pour Iron Man, c’est dommage, mais le perso n’était pas encore sur orbite à l’époque. On a quand même droit à un run allant de 1963 à 1976, soit toute la période dessinée par Don Heck, puis Gene Colan et quelques autres. Triste que la collaboration entre John Romita Jr et Bob Layton manque à l’appel.

Une intégrale de Killraven, le seul espoir de l’humanité du futur dans les glorieuses seventies, ça ne se refuse pas, le volume reprend la période 73 à 83 plus un ajout anachronique de 2001. On ne va pas cracher dessus.

Deux éditions pour Luke Cage, Power Man, avant qu’il ne fasse équipe avec Iron Fist quelques années plus tard. Ah, 72 -78, quelle belle époque pour la blaxploitation!

Deux tomes également pour la première époque de Man-Thing (copie Marvel du Swamp Thing de la distinguée concurrence ) par Steve Gerber entre 71 et 81. Et on ne refuse pas quand c’est dessiné par Mike Ploog et Tom Sutton. Une fois de plus, le noir et blanc sublime le tout.

Cover for Essential Dr. Strange (Marvel, 2001 series) #4

Véritable fourre-tout, les deux Marvel Horror compilent tout un tas d’anthologies et d’histoires courtes autour de quelques personnages tels que Son of Satan, Brother Voodoo ou encore Satana. Probablement incomplet mais néanmoins fascinant de bout en bout pour sa collection d’équipes créatrices. Et le noir et blanc assure une cohérence inédite à l’ensemble.

Avec les deux Marvel Saga, publié entre 85 et 87, la donne est un peu différente, vu qu’il s’agit de longs articles illustrés de bouts de comics expliquant toute l’histoire du Marvel Universe, fiches détaillées de personnages à l’appui. Totalement désuet aujourd’hui avec les nombreux reboots et nouvelles origines adaptées à l’époque.

Quatre volumes de Marvel Team-Up où Spider-Man s’associe à d’autres super-héros pour combattre le crime. Souvent vide de par son concept de team-up, cette série s’étalant de 1972 à 1980 réserve quelques bonne surprises, tel le run flamboyant de John Byrne. Il manque une bonne cinquantaine de numéros mais comme ils sont merdiques au possible, on ne s’en plaindra pas.

Même topo avec les quatre Marvel Two-In-One, période 73 à 83 soit l’intégrale, qui remplacent Spider-Man par The Thing des Fantastic Four. Pas mal de déchet à nouveau mais un sympathique run par Georges Perez et un véritable fil rouge autour du Projet Pegasus auquel Ben Grimm participe activement à l’époque. Par contre le dernier volume, innommable de médiocrité, n’était pas nécessaire.

Cover for Essential Avengers (Marvel, 1999 series) #7

Un seul volume pour Monster of Frankenstein qui reprend, via différents titres, toutes les aventures du Prométhée des temps modernes, Marvel Comics style. Une excellente surprise en grande partie grace au dessin du grand Mike Ploog sublimé une nouvelle fois par le noir et blanc.

Moon Knight, le super-héros le plus sous-estimé de Marvel, se voit offrir trois Essentials hautement addictifs car couvrant la période 1975 à 1989 (les deux première séries). Et Bill Sienkiewicz et Denys Cowan en noir et blanc, ça le fait carrément. Du très grand art!

Miss Marvel, version féminine de Captain Marvel, a droit à un unique volume, reprenant l’intégralité de son run initial entre 77 et 81 plus un nouvel ajout de 92. Divertissant et bénéficiant de la participation de Big John Buscema au dessin.

TO BE CONCLUDED…

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