KILLING JOKE  »PYLON »

Les légendes anglaises du post punk nous reviennent avec ce qui doit bien être leur quinzième album et surtout le troisième de leur trilogie fabuleuse commencée avec  »Absolut Disent » en 2010 puis continué en 2012 avec  »MMXII » et qui signifie, à mon sens, leur troisième âge d’or après la période ayant suivit  »Night Time » en 1985, puis  »Pandemonium » sortit en 1994.

Gorgé de riffs assassins ( »New Cold War » ou encore  »I Am The Virus » sont de beaux exemples des talents de Geordie Walker) et de classiques instantanés ( »Euphoria », la meilleure chanson du nouvel album et un hymne en devenir),  »Pylon » s’avère une nouvelle claque monumentale du groupe de Notting Hill, donnant l’impression que killing Joke n’a jamais été aussi vivant et moderne dans l’approche de son art.

Produit entre le Royaume-Unis et Prague,  »Pylon » semble faire corps avec les deux précédents albums de Killing Joke, constituant une entrée en matière parfaite pour toutes celles et ceux qui désireraient découvrir ce groupe incomparable et véritablement sans égal, Killing Joke portant sur ses épaules (en compagnie de PIL et Wire) l’héritage musical alternatif de toute une nation. Ce ne sont pas les punks anglais qui contrediront ce fait, arborant les couleurs du groupe depuis ses débuts en 1979.

A l’image du titre  »New Jerusalem », le groupe semble maîtriser mieux que jamais la fusion de la musique symphonique avec son rock industriel lourd et bétonné, donnant à son chanteur Jaz Coleman quelques-unes de ses meilleures performances vocales, son chant clair s’étant carrément amélioré avec le temps, ce qui ne l’empêche pas d’éructer de temps à autres sur les refrains; Killing Joke ne serait pas pareil sans ces moments nous rappelant quelle fantastique machine de guerre elle peut brusquement devenir.

S’écoutant déjà comme un classique éternel,  »Pylon » délivre dix titres puissants et sans compromis. Il existe une version collector de l’album avec cinq titres qui, à l’image de  »Apotheosis », dépotent sévèrement et s’avèrent un complément idéal à l’album, rien ne sentant ici les chutes de studio ou un sentiment d’inachevé, Killing Joke respectant bien trop ses fans pour leur filer ce genre de rebuts.

Pour conclure, je citerai le brillant message de promotion sur le sticker de l’album :  »Sometimes music makes the world seem a better, brighter place, a secure environment full of solace, joy and child-like wonder. But this is Killing Joke. So fuck that.

Tout est dit. Killing Joke est désormais éternel.

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