MASS EFFECT 2 SUR PS3

Les années ayant passé, il est temps de revenir sur cette franchise désormais mythique et plus spécifiquement sur son second opus paru en 2010. Ayant découvert ce jeu récemment, je n’ai donc pas été affecté par toute la hype autour et me suis principalement intéressé à sa valeur en tant que jeux vidéo. Après avoir passé une bonne cinquantaine d’heures sur Mass Effect 2, je reste à la fois fasciné et dégoûté par cette expérience.

Le héros de ce jeu de science-fiction se nomme Sheppard, commandant du SSV Normandy, un vaisseau spatial surpuissant doté d’un équipage humain tout comme lui. En guerre contre les Geths, une race extra-terrestre belliqueuse, Sheppard est tué à la fin du précédent opus et le Normandy détruit. Ramené à la vie par l’organisation Cerberus, Sheppard reprend sa mission avec une partie de son ancien équipage et de nouvelles recrues qui seront autant de missions au fil du jeu. Répondant aux ordres de l’Homme Trouble (un PDG flippant fumant sa cigarette dans l’ombre), Sheppard se retrouve confronté à de nouveaux ennemis, Les Récolteurs et les Moissonneurs dont la particularité serait d’enlever des humains en masse pour une mystérieuse raison élucidée en fin de jeu.

M’étant renseigné sur le premier opus, passablement de changements ont été effectués suite aux plaintes des joueurs, ce qui n’empêche pas Mass Effect 2 d’être encore passablement buggé par endroits, obligeant parfois à recommencer la partie en perdant sa progression. Visiblement, le côté jeu de rôle à été quelque peu abandonné pour en faire un jeu d’action à la troisième personne. Les quêtes secondaires seraient moins répétitives que par le passé et plus en relation avec la trame de l’histoire principale.

Mais le premier problème qui apparaît après les premières heures de jeu est véritablement l’exploration des planètes. Je n’ose pas imaginer ce que c’était dans le premier jeu mais nous tenons ici l’une des idées vidéo-ludiques les plus misérables jamais inventée. Je pense avoir perdu quinze bonnes heures de ma vie à explorer ces foutues planètes afin de récolter divers minerais pour débloquer des améliorations d’armes, d’armures ou de vaisseau. Véritable jeu dans le jeu (époque PS1), ces explorations fastidieuses et répétitives au possible sont devenues au fil du jeu des moments dignes des parties de démineur à l’époque de mon premier PC. Scanner, balancer des sondes, scanner, balancer des sondes, revenir en arrière pour acheter des sondes et faire le plein… Il doit y avoir deux-cent planètes à scanner dans toutes les galaxies du jeu. Tout ça pour préparer la mission finale où vous devez allez sauver votre équipage avec le Normandy. A un moment, quand ma copine était là, il m’arrivait d’insulter l’écran afin de partager ma frustration avec elle.

Conscients de la patience qu’il faudrait aux gammers pour arriver au bout de cette connerie, les développeurs ont inclus quelques missions secondaires ici et là, histoire d’éviter un coma cérébral à certains. Trop gentils mais ces missions ressemblent pour la plupart à des niveaux abandonnés ou non finalisés et, au final, très peu s’avèrent intéressantes ou même avec un quelconque challenge. Et il aurait été également sympa de prévenir que trop s’attarder sur ces fichues planètes compromettait totalement la rescousse de l’équipage du Normandy à la fin du jeu. Bande de connards!!!

Le vrai challenge de Mass Effect 2, c’est le recrutement du commando de Sheppard et les missions qui vont avec, chacun(e) proposant une quête personnelle que l’on se devra de remplir afin de pouvoir compter sur sa loyauté indéfectible par la suite. Les nombreux dialogues qui émaillent le jeu permettent d’orienter toute la trame de l’ensemble et les interactions à venir, ce qui est épatant. Ce qui l’est moins, ce sont les choix moraux tordus (mentir devant un tribunal, accepter de sacrifier des civiles, etc.) que Sheppard devra prendre pour obtenir la loyauté de son commando, au risque de récupérer mépris, distance et dépression de leur part. Sheppard a également la possibilité de charmer certains membres de son commando afin de pouvoir sexer avec, ce qui est plutôt amusant.

Pour ce qui est de l’inventaire, je n’y ai pas vraiment trouvé mon compte entre les armes inutiles ou impossibles à maîtriser, les capacités du commandant et de l’équipage qui ne peuvent pas être augmentées de façon significatives avant la fin du jeu. Même problème avec la roue des pouvoirs dont l’utilisation est problématique et plus stressante qu’autre chose, obligeant à mettre le jeu en pause plusieurs fois à chaque combat.

Niveau customisation des armures, armes et objets à la con à acheter, Mass Effect ne va pas trop loin dans la surenchère et c’est plutôt une bonne chose, on perd déjà assez son temps à se balader sur certaines planètes ou stations spatiales proposant des boutiques en tout genres, ce qui permet également d’interagir avec la population afin de débloquer des petites missions et d’améliorer les statistiques de Sheppard.

Autre satisfaction du jeu, les nombreuses races parsemant l’univers de Mass Effect 2 et les innombrables interactions que l’on pourra avoir avec elles, donnant à l’histoire une profondeur assez rare pour l’époque. Même topo pour les lieux, immenses et d’une beauté confondante. La possibilité de piloter une navette équipée de lasers durant certaines missions est également à signaler, rompant quelque peu avec la répétitivité du jeu qui tourne essentiellement autour de Sheppard, son équipage et les membres de son commando. Dommage que le foutu scannage des planètes prenne autant de temps sur le jeu en lui-même mais je ne vais pas revenir là-dessus. Ai-je signalé tout le bla-bla pseudo scientifique interminable à lire sur ces mêmes planètes, ainsi que sur tout ce qui peut toucher de près ou de loin à tout et n’importe quoi dans le jeu? Franchement, qui va lire tout ça?! Il y en a pour des heures!!!

Ne sachant pas vraiment comment conclure cette chronique, je me contenterai d’ajouter que Mass Effect 2 m’a suffisamment plu pour que je veuille le rejouer un jour afin de rectifier toutes mes erreurs et arriver à une fin plus satisfaisante. Enfin, si je n’achète pas le 3 dans l’intervalle.

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