DOCTOR WHO SAISON 8

Pour ceux et celles qui suivent Doctor Who depuis le relaunch de la série il y a une décennie, le changement du personnage principal a toujours été un moment difficile, mélange de tristesse, de frustration, puis de joie. L’arrivée de Peter Capaldi ne fait pas exception à la règle.

La variante cette fois-ci, c’est que les producteurs de la série ont décidé de revenir avec un Docteur bien plus âgé afin de recréer la dynamique des premières décennies. Un pari risqué quand on sait l’amour que les fans ont pu porter à Christopher Eccleston, David Tennant et Matt Smith.

Cette problématique qui en a effrayé plus d’un(e) et traité avec brio par Steven Moffat et toute son équipe créatrice, transposant ce problème de continuité au travers du personnage de Clara, la jeune équipière du Docteur qui, dès le premier épisode, récupère cet homme de 55 ans (Capaldi en fait dix de plus) totalement déboussolé par sa régénération et ne contrôlant plus rien. La romance qui semblait exister entre elle et le précédent Docteur (Matt Smith) n’existe désormais plus. Pire, le nouveau Docteur est un personnage plutôt désagréable, sans tact et visiblement hanté par ses actes passés, se demandant sans cesse s’il est une bonne personne sans vraiment essayer de se comporter comme tel.

Heureusement, cette transition est rapidement expédiée et a série reprend ses marques avec un bonheur incertain, toujours au travers du personnage de Clara qui finit par comprendre et accepter ce nouveau Docteur qui n’est en fait que la somme des précédents.

Sans vouloir trop raconter la série, il est intéressant d’assister à l’avènement de ce douzième Docteur, Peter Capaldi lui donnant un éclairage unique qui va presque à rebours de ses précédentes incarnation, notre Timelord apparaissant sous un jour bien plus sombre et inquiétant que par le passé, ce qui est d’autant plus paradoxal du fait qu’il est totalement baladé par un autre personnage qui semble tirer les ficelles et dont la véritable identité sera le grand choc de cette saison.

Personnellement, c’est aussi la saison où j’aurai enfin totalement accepté le personnage de Clara, joué par la sublime Jenna Coleman. Il lui aura fallu du temps pour faire oublier Rose Tyler et Amy Pond, la faute à des Docteurs tellement excentriques et cutes qu’ils vampirisaient littéralement l’écran à eux-tout seuls. Avec ce douzième Docteur, manipulateur et quelque peu désagréable, Clara peut enfin tirer la couverture à elle, devenant en quelque sorte l’élément principal de l’histoire, le spectateur ne pouvant plus s’accrocher uniquement au sort du Docteur, surtout quand ce dernier semble être en pleine crise existentielle, comme le montre sa ridicule jalousie envers le personnage de Danny Pink, petit ami de Clara et ancien militaire, ce qui n’arrange rien à l’animosité du Docteur, bien connu pour ses rapports tendus avec la chose militaire.

Heureusement, Doctor Who étant une série exceptionnelle dans ses rebondissements narratifs, il se passe un miracle dans cette huitième saison qui fait que tout va reprendre son cours naturel au cours d’une conclusion bien sombre qui marquera pour beaucoup la véritable naissance du douzième Docteur. De très bon présage pour la saison neuf, qui sera hélas aussi la dernière pour Jenna Coleman et la première pour une certaine Maisie Williams.

http://www.bbc.co.uk/programmes/b006q2x0/episodes/guide

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