F.3.A.R. SUR PS3

Encore une franchise que je prends en cours de route avec des années de retard (voilà ce qui se passe quand gammer n’est pas votre distraction principale) et que je découvre donc avec son troisième volet. Et après l’avoir terminé, il va vraiment falloir me procurer les deux premiers.

Croisement assez réussi entre survival-horror et FPS, F.3.A.R. comblera les fans de ces genres en réussissant l’improbable pari de rendre effrayant des missions para-militaires se passant pour la plupart en intérieur ou en bordure de bâtiments.

La trame du jeu, fonctionnant sur des flash-backs bien flippants, se focalise sur deux frères, Paxton Fettel et Point Man, victimes d’expériences inhumaines en laboratoire militaire durant leur enfance, l’un des deux frères mourant durant cette période mais continuant à interagir avec l’autre jusqu’à aujourd’hui, tandis qu’une petite fille (Alma, sorte de grande inquisitrice de l’Armageddon à venir), apparaît au frère survivant pour le guider dans son évasion. Hélas, si ses quelques apparitions au cours du jeu m’auront fait bondir plus d’une fois, elle n’a vraiment que peu d’incidence sur l’ensemble, tout comme la relation des deux frères qui se résume à des cinématiques quelque peu frustrantes entre deux niveaux de canardage intempestif ou de refoulement de créatures cauchemardesques.

Si les campagnes s’avèrent plutôt originales au niveau des lieux traversés et des ennemis rencontrés, tout comme l’intelligence artificielle de ces derniers, une certaine lassitude s’installe durant la progression, heureusement palliée par une histoire relativement intéressante et pas quelques idées bienvenues, la principale étant la conduite de mechas à certains moments ou la possibilité de les affronter (soit à pieds, soit à l’intérieur de l’un d’eux). Au niveau de la difficulté, le jeu réussit à mettre nos nerfs à l’épreuve, quelques passages nécessitant une bonne dose de stratégie et de compréhension du modus operandi de l’ennemi. Plutôt bien dosé sur l’ensemble des missions, même si parfois les bosses de fin de niveau (et le boss final en particulier) peuvent s’avérer décevants et répétitifs.

Le jeu se vantant de la participation de Big John Carpenter, on se permettra de douter de la véritable implication du génial réalisateur à sa conception, son empreinte, au combien reconnaissable, ne se ressentant jamais vraiment au cours du jeu. A mon avis, Carpenter a été surtout un VIP de luxe et n’a probablement fait que valider les phases de gaming qui lui ont été présentées. Il y a bien des moments et quelques sonorités musicales qui font penser à son travail, mais Carpenter a tellement influencé le cinéma fantastique et le monde des jeux vidéos qu’il serait bien difficile de mesurer toute l’étendue de son apport, volontaire ou inconscient, à F.3.A.R.

Au final, ce jeu s’avère de bonne facture et même si l’orientation militariste n’est pas et ne sera jamais à mon goût, F.3.A.R. réussit malgré tout à distiller une ambiance macabre tout le long, rendant la progression parfois bien trippante et surtout faisant oublier qu’on est en train de jouer à une sorte de Call Of Duty apocalyptique. Un exploit suffisamment remarquable pour le signaler. Ne me reste plus qu’à découvrir les deux premiers volets que l’on dit sublimes.

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