SPARTACUS: BLOOD AND SAND, VENGEANCE ET GODS OF THE ARENA

Je n’avais pas prévu de regarder un jour cette série (les films de gladiateurs ça va un moment) mais vu que Netflix m’a proposé ses quatre saisons, je me suis laissé tenter. Et puis il y avait Xena dedans!

J’ai bien failli abandonner après le premier épisode, d’une laideur visuelle sans nom, abusant des fonds bleus et des mauvaises incrustations à l’écran, Et puis comme c’est souvent le cas avec ce genre de produit, un acteur rayonne un peu plus que les autres, puis un autre et encore un autre, jusqu’à-ce qu’on se préoccupe enfin de l’histoire de ce barbare qui a tout perdu et qui se retrouve esclave, puis enfin gladiateur, devant à nouveau se battre, mais plus pour son intérêt personnel, pour celui de ses maitres.

Merci donc à la performance dantesque de sa maîtresse Lucretia jouée par Lucy Lawless (qui n’aurait pas démérité dans Rome tant elle vole l’écran à chaque fois), ainsi qu’à celle du regretté Andy Whitfield (notre héros donc), dont le jeu nuancé et sauvage à la fois aura réussi à me faire l’aimer autant qu’à le détester. Saloperie de cancer. Sans lui, je ne sais pas à quoi m’attendre pour la suite. Probablement à de la déception. La sensation d’avoir perdu un grand acteur en devenir est totale.

On y perd clairement au change avec l’obligatoire remplacement de feu Andy Whitfield (le nouveau Spartacus en fuite ne possédant pas le même charisme bestial malgré tout les efforts de Liam McIntyre), pourtant, je dois bien avouer qu’après deux ou trois épisodes intrigants, la série décolle pour approcher les sommets de la première saison. Surtout, les incrustations digitales ont gagné en qualité.

Outre le casting de gladiateurs de la première saison (enfin, ceux qui ne sont pas morts!) qui crève l’écran face au nouveau venu (surtout la prestation sauvage de Manu Bennett alias Crixus, le gladiateur que l’on a aimé détester avant de l’aimer sans concession), je dois bien à nouveau donner une mention spéciale à la performance extraordinaire de Lucy Lawless  en Lucretia et qui assure une continuité fascinante à cette série bien plus complexe et émotionnelle que je le croyais au départ.

Mention au mari de Lucretia, Batiatus, magistralement interprété par John Hannah que je n’aurai pas imaginé aussi sournois, étant habitué à le voir dans des rôles légers comme c’était le cas avec la franchise de La Momie.

Les épisodes s’essoufflent néanmoins assez vite, mais comme on finit par s’habituer au jeu humble de Liam McIntyre, cela donne un étrange équilibre à l’ensemble et la série se transforme en une sorte de serial relativement plaisant bien que très répétitif. Je ne sais pas encore comment la série se termine d’ailleurs, n’ayant pas encore vu la saison trois.

Un petit mot également sur Spartacus Gods of the Arena, qui est en fait la saison zéro de Spartacus, celle qui devait permettre à son acteur principal de suivre son traitement en vue de son retour pour la saison deux. Hélas, le cancer aura eu le dernier mot. Pour que cela soit clair, sa diffusion suivit celle de la saison 1 mais précéda celle de la saison 2 et son action se passe avant la saison 1 et 2.

Focalisée sur Gannicus (interprété par le lumineux Dustin Clare), le premier gladiateur de la maison Batiatus, Gods of the Arena s’avère passionnante du début à la fin en tant que série à part entière, récupérant l’entierté du casting de départ (moins Spartacus et ceux arrivant en cours de route). Mieux, elle apporte un éclairage nouveau sur la saison une et permet de la revoir avec un œil totalement différent. Un exploit.

Même si le casting est épatant, c’est définitivement Dustin Clare qui tire son épingle du jeu en jouant ce gladiateur légendaire et charismatique dont il ne semble être plus que l’ombre dans les saisons 1 et 2 Une performance over the top qui aide beaucoup à oublier sa chevelure définitivement trop eighties pour l’époque romaine.

Pour en terminer avec Spartacus, je dois reconnaître que je ne pensais pas me faire les trois saisons à la suite (reste la troisième car je fais une pause, trop de torses huilés pour moi) mais la qualité de l’ensemble et sa puissance dramatique m’ont conquit au delà de mes espérances. Comme quoi, quand vous avez de bons scénaristes, de bons réalisateurs et un tel casting, tout est possible. Une excellente surprise. Espérons que la fin soit à la hauteur.

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