KINGSMAN THE SECRET SERVICE

Deux visionnages n’enlèvent rien à la force de frappe du seul film ayant résisté tant bien que mal à la déferlante 50 Shades of Shit, prouvant qu’avec du talent, le réalisateur de X-Men First Class, Matthew Vaughn peut proposer autre chose qu’un produit formaté pour le grand public.

Adapté d’un comic de Mark Millar et Dave Gibbons (oui, le dessinateur de Watchmen!), Kingsman suit le parcours de Egsy (Taron Egerton, parfait en petit voyou mais encore un peu tête-à-claques), un lad qui gaspille son potentiel en trainant dans la rue quand il ne se fait pas agresser par le truand de petit ami de sa mère. Mais sa vie va radicalement changer quand il va être recruté par Harry Hart (Colin Firth, génial) pour passer les tests afin de devenir un Kingsman et sauver le monde par la même occasion.

Ce film so British, qui ne s’ennuie pas à être un tant soi peu réaliste, révèle une fois de plus à la face du monde Colin Firth (A Single Man, Le Discours d’un Roi, Bridget Jones 1 et 2) comme le grand acteur qu’il a toujours été et l’icône du cinéma qu’il devient lentement mais surement depuis une décennie d’excellence. En super agent-secret, il dynamite toute les lois du genre les unes après les autres, sans jamais se démettre de son flegme britannique.

En comparaison, le casting adolescent fait bien pale figure, d’autant plus que le casting a jugé bon d’ajouter Samuel L. Jackson, Michael Caine, Mark Strong et le revenant Mark Hamill à la distribution, histoire que ces jeunes gens filent droit.

Le film court-circuite à sa façon la franchise James Bond en y incluant une bonne dose d’humour et une critique sociale plutôt rafraîchissante sur les temps qui changent (Ok, les Bond étaient déjà passés par là avant), le tout en restant old shool au possible, une gageure dans cette époque de films d’espionnage high-tech. Le plus incroyable est bien que tout cela fonctionne, presque mieux que dans le comic d’ailleurs.

Quand à Samuel L. Jackson (épaulé par la mortelle Gazelle, interprétée par Sofia Boutella), il incarne à merveille le bad guy de service avec son cheveu sur la langue et sa volonté de purger l’humanité de son trop plein d’habitants. Un véritable humaniste à sa façon et un terrible psychopathe qui n’aurait pas fait tâche dans les vieux James Bond des années 80.

Dommage que le personnage féminin de Roxy (Sophie Cookson, totalement sous-exploitée) soit quelque peu sacrifié pour que le lad Eggsy puisse briller (une fois de plus l’élu est un garçon, même s’il a échoué au test le plus important de sa vie…), surtout quand on sait qui est le véritable Kingsman (non, ce n’est pas vraiment un spoiler… ta gueule!).

Il y a d’ailleurs quelques dérives machistes qui virent au patriarcat le plus ignoble vers la fin du film, ce qui nous empêche d’adhérer totalement à l’ensemble du film. C’est dommage, car Kingsman était bien partit pour figurer dans notre top des meilleurs films de l’année.

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