SLEEPING BEAUTY DE LES CLARK, ERIC LARSON ET WOLFGANG REITHERMAN

Encore une mauvaise idée que la vision de ce soit-disant classique qui se résume à une collection de niaiseries comme seul Disney en est capable. Sauf que je ne pensais pas que le problème remontait aussi loin dans le temps. Dans ma grande naïveté, j’ai toujours pensé que Disney s’était perdu quelques part entres les années 80 et 90. Mais non, le mal était déjà là.

En y réfléchissant, ce doit quand même être le premier Disney totalement niais de l’histoire de la société, car Snow White, Bambi et même Cinderella sont d’excellents films malgré les obligatoires nunucheries à l’intérieur. Ces mêmes clichés niaiseux qui rendait fou Tex Avery, ce dernier s’étant mit en résistance au travers de sa production personnelle de cartoons.

Niveau bêtise, Sleeping Beauty bat des records en la matière, mettant en avant trois fées inconsistantes et cruches qui réussissent pourtant à voler la vedette au personnage principal, Aurora, aussi nunuche qu’il était possible de l’être à l’époque… et c’est dire!

Heureusement qu’il y a la superbe et flippante sorcière et son bestiaire. Ses seules apparitions suffisent à nous réveiller de notre torpeur, même si cela ne dure jamais très longtemps.On peut dire ce que l’on veut de Disney mais, ils ont toujours su créer de vrais méchants. En tout cas à l’époque.

Non, le problème est ailleurs. Peut-être dans la supervisation générale. En effet, un peu comme pour l’industrie des comics-books, les principaux décideurs dans l’animation n’étaient pas forcément des créatifs mais plutôt des espèces de coordinateurs, dont le travail consistait plus à mettre des bâtons dans les roues de l’équipe créatrice (qui savait en général mieux que quiconque où elle allait) que de faire de l’art. Que Sleeping Beauty ai eu trois réalisateurs est symptomatique de cette façon de procéder, mais je ne serai pas étonné que leur supervision par Clyde Geronimi soit la raison de tels décalages de tonalité entre les séquences. Et pour ce qui est des huit personnes responsables de l’histoire, il faut bien avouer que ça n’arrange rien au triste tableau.

L’histoire semble effectivement décousue au possible, sans oublier les personnages qui, à l’exception de la méchante de l’histoire, n’ont aucune ampleur. Quand au prince charmant… que dire de ce personnage sans relief et visiblement aussi vide que sa future femme?!  J’aurai vraiment souhaité qu’il se fasse calciner par le magnifique dragon à la fin.

Au final, Sleeping Beauty s’affirme comme un film pénible à regarder, long, désuet (ainsi qu’à la base de tout ce merchandising puant des princesses Disney qui pullule aujourd’hui, de la trousse d’école aux jouets McDonalds) et, surtout, profondément ennuyeux, même pour l’époque. S’il y a un classique de Disney à occulter, c’est vraiment celui-là.

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