DAREDEVIL SAISON 1

Les mots me manquent pour qualifier ce miracle télévisuel que représentent les treize premiers épisodes de la série Daredevil. Surtout après la purge de film auquel nous avons eu droit il y a une décennie.

Pour faire court, si Arrow représente une sorte de compromis acceptable entre super-héros et soap opera, que The Flash réussit chaque semaine l’exploit de réconcilier comics et télévision, et que Gotham parvient à créer une mythologie crédible autour de rien, Daredevil, tout en respectant un héros mythique, se permet de taquiner des classiques tels que The Wire, The Shield et même Breaking Bad. Rien que ça oui.

D’une violence et d’une intelligence inouïe, qui plus est doté d’un casting en béton, Daredevil réussit haut la main là où le film avait misérablement échoué.

Parlons-en du casting. Charlie Cox (vu dans Boardwalk Empire) est parfait dans le rôle de l’avocat aveugle Matt Murdock. Son jeu à l’anglaise rend son personnage encore plus insaisissable et l’on souffre avec lui au fil des épisodes, les scénaristes n’étant pas tendre avec cet apprenti super-héros qui a décidé de nettoyer le quartier New-Yorkais de Hell’s Kitchen.

Elden Henson est encore plus parfait dans le rôle de Foggy Nelson, l’associé de Matt et également épris de justice, sauf qu’exclusivement au travers de sa profession d’avocat.

Deborah Ann Woll  (True Blood) incarne une Karen Page tout aussi juste. Si la saison deux respecte la trame narrative du comic, son personnage risque bien de lui valoir un Golden Globe, les quelques scènes dans lesquelles elle a pu se mettre en avant ayant la saveur des plus grandes performances d’actrices télé de tous les temps.

Enfin, il faut parler de l’extraordinaire travail de Vincent D’onofrio qui incarne comme si sa vie en dépendait Wilson Fisk, le futur Kingpin de New-York. A la vue de cet incroyable numéro d’acteur, volant chaque plan dès qu’il entre dans le cadre, un seul nom semble rivaliser et adouber D’Onofrio: Brando.

Dernière claque de ce casting incroyable, Scott Glenn dans le rôle de Stick, le vieil aveugle et mentor de Matt Murdock. On savait que Scott Glenn devenait mythique avec le temps, mais son incarnation parfaite de Stick en est la preuve irréfutable.

Il y aurait encore une bonne dizaine d’acteurs formidables dans cette série à citer mais je préfère m’en tenir aux acteurs principaux avant de pondre un pavé.

Ne reste plus qu’à rajouter quelques personnages colorés (Elektra, Typhoid Mary, Bullseye, etc.) pour la saison deux et l’on aura sans le moindre doute la meilleure série de super-héros de tous les temps. L’attente va être longue.

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