EMILIE SIMON, RAPHAELSON, DANIEL DARC LIVE A LA RSR, LAUSANNE (2011)

C’est un peu par hasard que votre serviteur s’est retrouvé à cette dernière émission 2011 des sessions Paradiso de la RSR, faisant suite à une interview mémorable de Daniel Darc pour Daily Rock.

Traînant à la cafétéria de la RSR  avant de redescendre fumer des clopes dehors avant l’ouverture du studio d’enregistrement, je profite de mon pass de visiteur pour griller la priorité à la foule massée dans le hall et monte l’escalier pour pénétrer dans le studio 15. Une demoiselle au moins aussi sympa qu’une partie du personnel du bâtiment me snobe derrière son mini bar tandis que je la regarde me passer devant, la saluant dans le vide avant qu’elle ne revienne pour me dire bonsoir machinalement pour prendre ma commande. Je lui dit  »hello again » mais elle ne pige pas et garde le silence. Je laisse tomber et repart avec ma bière pour m’asseoir devant la scène tandis que les gens se placent.

C’est Émilie Simon qui arrive en premier, accueillie par l’inénarrable Yann Zitouni qui parle plus vite que son ombre, l’émission de ce soir observant un timing assez serré vu que trois artistes vont se produire en l’espace d’une cinquantaine de minutes. Belle comme une princesse de conte de fée dans sa robe noire décolletée avec le bas en voile, Émilie Simon répond aux quelques questions posées avec sa timidité et sa gentillesse habituelle, esquivant une remarque un peu limite sur ses instruments de musique  »bizarres » (Yann Zitouni ayant parfois la fâcheuse habitude de se comporter en interview comme le malotru Naguy de France 2) avant de rejoindre son musicien pour chanter quelques titres de son nouvel album,  »Franky Knight », histoires de princesse se rappelant son prince et également le soundtrack du film  »La Délicatesse ».  A moins de quatre mètres de moi, je ressens un certain bonheur à la voir interpréter ces nouveaux titres stupéfiants et déjà saisissants. Sa voix, passant du français à l’anglais, est divine et d’une puissance impressionnante. Mais tout cela est bien trop court.

C’est au tour du Lausannois Raphaelson, chanteur de Magicrays et responsable d’un nouvel opus,  »Everything Was Story, Story Was Everything » de prendre le relais pour un set encore plus court que la mignonne petite française, se faisant accompagner au piano pour enfant par un ami musicien pendant que lui joue d’un vieil instrument tout aussi particulier que ceux de la demoiselle.  Son set de deux titres d’une petite dizaine de minutes réussit à nous émerveiller par son côté enfantin et lo-fi absolument charmant. Un très joli moment, encore une fois trop court.

C’est au tour de notre héros rock d’entrer sur scène, arborant fièrement ses tatouages et son allure je m’en foutiste des grands jours. Yann Zitouni tente quelques questions qui finissent comme lettres mortes face à un Daniel Darc pressé de chanter, allant jusqu’à lui demander ses prochaines dates de concert en Suisse alors que le sieur Darc les a déjà oubliées, les ayant à peine enregistrées dans la passoire (c’est lui qui le dit) qui lui sert de mémoire  entre deux interviews cette fin d’après-midi. Empoignant son harmonica, Darc commence son set par un beau solo dont il a le secret, avant de nous assassiner avec   »C’Est Moi Le Printemps », nouveau titre de son magnifique nouvel album,  »La Taille De Mon Âme ». Des frissons me parcourent le corps lors du dernier refrain, monument épique et dramatique dont seul Darc est capable. La suite est géniale, tout comme la reprise qui va suivre, mais je reste paralysé par cette interprétation magistrale, le reste de son set me passant presque au dessus de la tête, mais génial quand même, putain d’artiste.

La session Paradiso s’achève avec une dernière belle image, les artistes se retrouvant sur scène pour saluer le public, tandis que Yann Zitouni prend congé de nous avec sa verve finalement assez touchante, n’oubliant pas de remercier son équipe technique et les artistes exceptionnels présents ce soir. La foule applaudit longuement avant de quitter le studio 15. La suivant pour sortir à mon tour, je m’allume rapidement une cigarette et rejoins le métro pour rentrer chez moi.

http://www.emiliesimonmusic.com/

http://www.danieldarc.com/

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