FOR NOISE FESTIVAL 2011 (SAMEDI)

Cette année 2011 aura décidément été pour moi celle des rendez-vous manqués, votre serviteur ne comptant même plus le nombre de concerts ratés depuis janvier. Cet été n’a pas manqué de me frustrer, n’ayant même pas eu les moyens de me rendre aux concerts gratuits du festival de Montreux (me faisant pourtant inviter à ceux, payants, de Mogwai et Lamb!) et ayant dû également m’abstenir de faire la totale au for noise. J’ai donc zappé les merveilleux Raveonettes le jeudi, qui venaient défendre leur album le plus magnétique à ce jour, ainsi que Elbow dont le dernier opus m’avait bien plu. Rebelote le vendredi avec Blonde Redhead, Wild Beast et les tessinois de Peter Kernel que j’adore.

Heureusement, samedi j’étais là et bien là.

La soirée commençait avec The Antlers, groupe indie rock de Brooklyn qui aura su nous me captiver tout le long de son set malgré un cruel manque de chansons, néanmoins contrebalancé par une présence forte, une nonchalance toute relative et un charisme qui aura réussi à élever ses compositions plus haut que la somme de leurs qualités respectives. Une sorte de grande et belle esbroufe rock’n’roll comme on en voit peu ces jours, donc respect.

De là à penser que le tour de force de la soirée serait exécuté par un groupe vu et revu mille fois  en concert depuis la dernière décennie, j’ai nommé nos locaux Honey For Petzi, il n’y avait qu’un pas que le gang s’est chargé de franchir avec une maestria venue de nulle part. Soyons clair, je connais ce groupe depuis des années, je l’ai vu je ne sais combien de fois dans toutes les positions et tous les états possibles, je dois même avoir un de leur skud quelque part, mais jamais je ne les avais aussi bien entendus que ce samedi glorieux au for noise. Leur prestation fut simplement ébouriffante, du rock droit dans le mur avec une énergie débordant de partout et des putains de titres qui font juste dire que la Suisse et Lausanne sont une sorte de Seattle du rock alternatif le plus pur. Il faut aussi dire que nos héros reviennent de loin, six ans pour accoucher de ce brûlot rock’n’roll qu’est  »General Thoughts And Tastes », sorte de sommet inouï du genre et les titres joués ce soir sonnaient déjà comme des classiques. Je jure que j’étais à jeun lors de la soirée et ce concert m’a tué ma race. putain… enfoirés!!!

 

Un autre gars qui m’a complètement pris par surprise, c’est bel et bien Saul Williams, artiste inclassable s’il en est qui mélange le rap au rock, le slam à l’indus. En arrivant ce soir devant la grande scène, je connaissais à peine cet artiste, tout juste étais-je familier avec son nom pour avoir aperçu un remix de Nine Inch Nails signé de sa griffe sur un des albums bis de la formation indus. La claque fut à la hauteur de mon ignorance, juste magistrale. Voir arriver Saul Williams sur scène avec son mike et commencer à slammer sa race avant que l’enfer vous tombe sur la gueule est une sensation unique en son genre. ce mec m’a  tué, sa musique m’a tué, en fait, au moment où j’écris ces lignes, je suis encore mort. Oubliez Ministry, Rage Against The Machine et Les Tambours du Bronx, ce mec les écrase tous, d’une main. Son groupe était également au taquet. Super impressionnant. Faut que je m’achète toute sa discographie maintenant.

On termine la soirée avec les mythiques Death In Vegas, formation à géométrie variable oscillant entre l’electro-rock et l’ambiant la plus immersive. Si leurs albums ont toujours été de grand trips personnels, il n’était pas certain que l’exercice live soit passionnant de bout en bout. Pourtant, après une entrée en matière pour le moins longuette, le groupe a su trouver le ton juste avec son public, distillant quelques perles dark du plus bel effet, avant de nous rappeler aux bons souvenirs de la bande originale de  »Lost in Translation », glissant au passage quelques extraits de son nouvel opus à paraître,  »Trans-Love Energies », un titre qui en dit long sur le refus de se compromettre dans le bassement commercial de ses petits collègues. Un concert tout à fait fascinant au final, entre introspection et sublime.

Voila pour le compte-rendu de ce samedi de festival. L’année prochaine, je me taperai les trois  jours à la suite, promis!

 http://www.fornoise.ch/2011/programme/

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