LAMB, LIVE AU MONTREUX JAZZ FESTIVAL

Retrouver le duo trip-hop de Manchester après des années de séparation à quelque  chose d’abstrait pour votre serviteur, ce qui explique sans doute les mois de retard de cette chronique de concert qui arrive presque plus par souci de mémoire que par la volonté de l’écrire. Que dire de Lamb? En premier je dois souligner le fait que ces retrouvailles sont le fruit de mon amitié avec une fille qui aime Lamb encore plus que moi, tellement qu’elle refuse encore d’admettre aujourd’hui que c’est moi qui lui ai fait écouter ce groupe pour la première fois. Mais passons. C’est elle qui m’a gracieusement invité à ce concert alors que j’étais tellement à sec qu’elle devait même me rouler des cigarettes avec son propre tabac. Merci à elle donc.

Plutôt que de raconter tout ce qui nous a amené à cette soirée et les autres amis qui étaient avec nous, votre  serviteur étant plus doué à cet exercice à chaud que quatre mois plus tard, attaquons d’entrée avec l’apparition de nos deux oiseaux sur scène. Lou Rhodes, en robe pieds nus, dévoile une longue chevelure qui tranche avec ses chignons de l’époque. Quand à Andy Barlow, il n’arbore plus sa coupe militaire mais une petite  tignasse courte, son enthousiasme communicatif de show man n’ayant  pas changé d’un pouce, la chanteuse demeurant l’élément calme du groupe. Un troisième larron, Jonny Span, lui aussi pieds nus, les accompagne à la contrebasse, instrument habituellement utilisé par Andy. On apprendra d’ailleurs par Lou que Jonny était à deux doigts d’être papa, son téléphone dans la poche de son pantalon durant le set, une révélation qui ne manqua pas de rendre le concert encore plus terriblement intime et précieux.

Nouvel album oblige, le bien nommé  »5 », le duo commence avec  »Another Language », titre de début de sa dernière production. Nous aurons droit à d’autre nouveautés telles que  »Butterfly Effect »,  »Build A Fire »,  »Wise Enough » ou encore  »She Walks », qui nous confortent dans la bonne santé musicale du groupe, ce dernier n’ayant rien perdu de son talent d’écriture ni de ses saillies drum & bass légendaires, Lamb passant à plusieurs reprises dans la quatrième dimension sonique qui a fait sa légende. Toujours au taquet, Barlow, qui avait troqué sa contrebasse contre une platine et des percussions, assure le show en faisant participer le public tandis que la douce chanteuse, imperturbable entre deux sourires merveilleux au public ou a ses camarades, nous fait vibrer au son de sa voix irréelle, des classiques intemporels tels  »Gabriel »,  »Gorecki et  »What Sound » résonnant dans le Miles Davis Hall comme la musique géniale d’un groupe supérieur simplement au sommet de son art.  On ne s’étonnera pas des tonnerres d’applaudissements et aux litres de larmes qui seront tombées ce soir-là dans la salle. Aucunes retrouvailles ne pouvaient être plus belles.

http://www.montreuxjazzlive.com/lamb-video-0

http://lambofficial.com/

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