THE DO, LIVE AUX DOCKS DE LAUSANNE

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J’ai bien faillit rater ce concert à cause du prix des tickets, pas tellement parce que je le connaissais mais plutôt parce que je l’ignorais, sinon j’aurai peut-être réfléchi à deux fois avant de les acheter. Comme cela n’a pas été le cas, je me retrouve donc à la salle des Docks, à nouveau sans ma fiancée, restée à la maison, mais avec mes amies fans du duo franco-finlandais.

On passera rapidement sur la pauvre prestation de première partie assurée par un autre duo nommé Lucy Lucy! et dont le seul intérêt repose dans l’illustration de leur affiche et de leur album, mille fois plus attractif  que leur set guitare-voix d’un inintérêt proche de l’infini.

The Do arrivent enfin sur scène dans une obscurité totale, la belle Olivia Merilahti étant équipée d’un porte-voix clignotant du plus bel effet, tandis que les premières notes de ce qui semble être une version totalement réinventée de « Playground Hustle », titre fondateur de leur discographie, résonnent à nos oreilles. Le groupe apparait enfin au complet, sans oublier Dan Levy, second membre du duo.

Joant principalement des titres du secon album, l’étonnant « Both Ways Open Jaws », The Do ne tarde pas à nous faire pénétrer dans un univers interlope et limite inquiétant, délivrant une version puissament définitive de « Gonna Be Sick! », un des tout meilleurs nouveaux titres.

Je remarque assez rapidement que la Olivia statique mais attendrissante découverte sur la scène du Paléo Festival de Nyon à l’époque de « A Mouthfull » a disparu, laissant la place à une créature sexuée vêtue d’une tenue noire qui la fait ressembler à une chauve-souris, ses danses pagan ne laissant personne indifférent. Le show y gagne indubitablement.

Si je ne reconnais pas encore les nouveaux titres, n’ayant pas prit le temps d’écouter le nouvel album paru depuis plusieurs semaines, je retrouve ce que j’aimais dans le premier, principalement ces sonorités tribales mélangées à de la pop alternative, comme sur le fabuleux single « Slippery Slope », magnifié en live comme le classique qu’il est déjà. Cerise sur le gâteau, « On My Shoulders », petit tube du premier album, est joué à la suite après une magnifique intro toute en retenue. Dommage que la fin parte dans des improvisations quelque peu dissonantes. Ce dont le public semble se moquer, applaudissant à tout rompre entre chaque morceau. a croire que tout les bobos de Lausanne se sont donnés rendez-vous ce soir. Malgré mon affection pour le groupe, je suis quelque peu étonné d’une telle unanimité, le concert connaissant quelques manifestes pertes de régime en cours de route.

Le groupe revient sur scène après une petite heure pour deux rappels qui terminent d’asseoir son triomphe, la salle hurlant comme à un concert de metal. Pour notre part, nous avons perdue un membre de notre équipe, rentré chez elle pour cause d’ennui mortel. Les goûts et les couleurs, me direz-vous. Il n’empêche qu’il se dégage une certaine folie hippie de cette musique, donnant parfois lieu à un sacré bordel sur scène. Comme si le groupe n’avait pas peur de se ramasser. Une certaine idée de ce que devrait toujours être l’art en y réfléchissant bien. The Do, malgré ses défauts, demeure passionnant.

http://www.myspace.com/thedoband

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