DEFTONES, LIVE A FRI-SON, FRIBOURG

Ce soir, le gang de Sacramento arrive par chez nous, dans le froid et la neige. Les fameuses Converses sont de circonstance malgré la température et, malgré le froid dans la  voiture, la musique et l’impatience nous tiennent chaud, tant la venue du groupe est un événement pour nous quatre.

On se sépare à l’entrée pour aller poser nos manteaux au vestiaire, nos deux acolytes se ruant au premier rang, et attendons cinq bonnes minutes avant de nous voir refuser la prise en charge de nos habits, le local étant plein. Super ça commence bien… Bon, on se trouve un coin sympa au milieu de la salle sur la gauche et je m’occupe de porter tout ce bordel, ma copine méritant quand même d’être à l’aise, déjà qu’elle voit pas grand chose du fait de sa taille et de la présence d’une équipe de basket pas loin devant nous.

Les Deftones arrivent sous une acclamation digne d’un public metal, la salle est bondée. « Rocket Skates » et « Around The Fur » explosent d’entrée, chantées par un Chino Moreno en grande forme et aussi maigre qu’à ses débuts, à l’image du groupe, visiblement lassé des barbecues à gogo depuis le terrible accident de la route en 2008 de leur bassiste Chi Cheng, ce dernier actuellement dans un semi-coma.

Sans crier gare, les Deftones nous balancent « My Own Summer (Shove It) » et « Be Quiet And Drive (Far Away) », deux classiques de l’album « Around The Fur ». Le son est énorme, presque parfois un peu trop, les instruments résonnant un peu trop comme un ensemble parfois dissonant. Heureusement la puissance est au rendez-vous.

Le concert se poursuit avec des extraits du nouvel opus, « Diamond Eyes » (album de substitution à « Eros », enregistré avec leur malheureux bassiste mais repoussé dans l’attente de sa guérison prochaine), ainsi que les classiques du groupe, de « Knife Party » à « Digital Bath » en passant par « Minerva » et « Passenger ».  Il est vraiment fascinant d’assister à cette étrange alchimie entre des titres d’une violence parfaite, des pops songs métaliques ou encore au delà du rock progressif. Réussir à faire tenir tout cela en place relève presque du miracle.

Le batteur Abe Cunningham tape comme une brute sur son instrument, on dirait Animal du Muppet Show! Le reste du groupe n’est pas en reste non plus, à croire que Deftones a trouvé une seconde jeunesse depuis quelques mois. Sans compter cette voix, qui ne faiblit pas et manque toujours de s’endormir avant de hurler de plus belle.

Les classiques continuent de pleuvoir avec « Change (In The House Of Flies) » et « Back to Shool (Mini Maggit) », le premier étant un titre down qui explose sur le refrain alors que le second semble une attaque frontale dès le début.

Le groupe revient pour quatre rappels avant d’achever son monde avec un « 7 Words » qui fleure bon les débuts et sonne à merveille la fin de ce concert tonitruant. De la pure tuerie.

http://www.deftones.com/

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