HURTS « HAPPINESS »

Venant de Manchester, ce duo de synth pop clairement influencé par les années 80 est constitué de Theo Hutchraft au chant et de Adam Anderson au clavier. Repéré en 2009 dans son propre pays par le journal The Guardian ainsi que par la BBC, Hurts n’a jamais cessé depuis d’alimenter la curiosité des médias Européeens, ces derniers voyant en lui, peut-être avec raison, la prochaine grosse sensation musicale des années à venir.
Pratiquant une synth pop typique des années 80, à savoir des couplets prenants amenant à des refrains entêtants, le tout soupoudré d’une mélancolie toute anglaise alliée à des sonorités new wave aussi froides que tubesques, Hurts ne fait en sorte que recycler le travail de formations aussi prestigieuses que Orchestral Manoeuvres In The Dark, Duran Duran, Depeche Mode, Pet Shop Boys, etc.
Boosté par un premier titre qui sent déjà bon le classique instantané (« Wonderful Life ») et dont le clip a été téléchargé près de 5 millions de fois (un nouveau clip plus léché a fait son apparition il y a peu), Hurts n’a pas attendu pour battre le fer pendant qu’il était chaud, sortant son premier single officiel, « Better Than Love » dans la foulée de la mise en orbite international de son premier album sortit cette semaine. On passera sur le featuring de Kylie Minogue sur un titre et qui relève plus de la coqueterie qu’autre chose.
La première écoute passée, on reste quelque peu circonspect devant cette pop d’un autre temps (il est d’ailleurs intéressant de constater que ma fiancée déteste Hurts et ne comprend pas l’existence de ce groupe en 2010…). Evidemment, la production n’est plus la même, on sent bien que l’informatique a fait quelques progrès depuis les années 80, mais au final, rien n’a vraiment changé. Les titres ne sont pas particulièrement novateurs et ont surtout le mérite de donner l’envie d’ouvrir cette boite de Pandore que furent les eighties.
Il n’empêche qu’avec leur nom de scène qui claque à l’oreille, leurs costumes de dandys neo romantiques et leurs belles petites gueules, Hutchraft et Adamson provoquent une sympathie presque immédiate pour leur projet de hold-up des charts mondiaux.
Il faudra bien plus d’une écoute pour savoir si « Blood Tears & Gold », le nouveau single, ainsi que les autres titres de « Happiness » resteront dans les mémoires comme les fondations d’une carrière musicale aussi longue que riche ou seront juste la pierre tombale d’un groupe anachronique explosé en plein vol sur l’autoroute du succès. J’écoute « Stay », autre perle de l’album au refrain puissant et me dit que la première éventualité pourrait finalement être la bonne…
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