FOR NOISE 2010 (PART ONE)

Comme chaque année, on termine l’été en beauté avec le festival alternatif de Pully. L’affiche de cette année est pourtant assez légère, constituée majoritairement d’outsiders et d’inconnus, elle manque vraiment d’une ou deux têtes d’affiches supplémentaires. Mais on a décidé de ne pas la bouder pour autant et de prendre un abonnement pour les trois jours.
C’est aux américains de Local Natives d’ouvrir le bal en ce premier jour et ça commence plutôt bien. Oeuvrant dans une sorte de world pop teintée de folk très harmonieuse chantée à plusieurs voix, le groupe distille ses chansons avec un certain bonheur, débutant le festival sur une note légère qui donne tout de suite le ton au festival, le temps étant au beau fixe pour cette édition. Une très bonne surprise.
Direction la salle de l’Abraxas pour le gig des suisses de Televator et leur rock psycho, hélas la petitesse du lieu et la chaleur étouffante empêchent de supporter plus de dix minutes de leur set rageur. Dommage dommage.
On repart en direction de la grande scène pour assister au concert des canadiens de Caribou. Etrange configuration au milieu de la scène que celle adoptée par les quatre musiciens, se faisant face au lieu du public. Entamant leur set dans une relative indifférence, le groupe exécute ses titres, produisant une sorte d’electro tranquile avec de vrais instruments de musique, rappelant des ambiances retro relativement agréables mais un peu poussives à la longue. Des titres limite malsains comme « Odessa » ayant le don de me mettre mal à l’aise, je ne prend guère de plaisir à suivre ce concert, bien qu’une amie à moi trouvera ça excellent.
Un peu abonnés à aller nous poser sur la colline entre les concerts, nous ratons celui de My Heart Belongs To Cecilia Winter, ce qui, retrospectivement en écrivant ces lignes, m’ennuie vraiment, leur spleen me touchant beaucoup depuis que j’ai découvert ce groupe précieux en début d’année. Est-ce le ridicule stand de karaoke (ambiance fête au village, micro pourri, choix de chansons merdiques pour adulescents) qui m’aura éloigné de l’Abraxas cette année? le mystère reste entier.
Il est temps d’aller voir ce que valents les pop songs angéliques du chanteur de Sigur Ros, Jonsi étant attendu comme le messie… par tous les bobos de Lausanne. Eh oui, pour être vivable, le festival à choisi son camp. Ce qui n’enlève rien au génie de cet artiste unique. Arrivant sur scène aves son groupe, l’islandais va juste nous faire exploser en plein visage les titres de son album « Go », leur assénant un traitement live vraiment radical. Mention spéciale pour les titres « Boy Lilikoi », »Kolniour », « Tornado » et le terrifiant « Grow Till Tall » en final (une déflagration terminale digne de la fin du monde!), d’une puissance magistrale sur scène. Et cette voix… irréele et magnifique à la fois. C’est bien simple, on ne pouvait pas décoller les yeux de Jonsi, cet homme étant comme une pierre précieuse rayonnant de mille feux sur la scène du For Noise. L’artiste, habitués aux grandes scènes, avouera plus tard s’être senti comme dans un jardin, réclamant aux organisateur une affiche du festival afin de pouvoir la garder précieusement. Grand artiste, grand humain, pas comme son staff roadies qui se sera aliéné celui du festival en refusant que ces derniers démontent la scène après le concert, prétextant trop de personnes avec des bières à la main. Débile.
A SUIVRE…
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s